Quand ça ne veut pas !!!

Quand ça ne veut pas !!!

 

Une cinquantaine d’accaniti n’a pas hésité, malgré les résultats décevants du Sporting, à braver le froid pour continuer à encourager ses joueurs à Geoffroy Guichard. L’espoir d’y obtenir un nul comme l’an passé hante les esprits malgré la cascade d’absences qui frappe le groupe Bastiais.

Incertain jusqu’au dernier moment, Modesto doit finalement renoncer ce qui contraint Ghislain Printant à modifier une fois encore ses « 11 » titulaires mais également leur positionnement sur le terrain. Devant Aréola nous retrouvons de droite à gauche Diakité, Peybernes, Romaric et Marange de retour dans le groupe et donc comme titulaire qui plus est. Cahuzac et Gillet sont comme d’habitude principalement chargés de la récupération derrière une ligne de trois composée de Kamano, Boudebouz et Palmieri appelé à remplace Ayité blessé. Tallo est seul aux avant-postes.

Si le premier coup-franc est en faveur des locaux, la frappe de Gradel est captée sans problème par Aréola, nos Bleus se créent la première véritable occasion de la rencontre dès la 7ème minute. Bien lancé sur son aile Kamano déborde et centre pour Palmieri en position d’avant-centre ( !). Malheureusement Brisson vient le gêner au moment de reprendre le ballon.

Cette première attaque donne confiance à nos joueurs qui occupent parfaitement le terrain. D’ailleurs, il faut attendre la 15ème minute pour que les Verts ne reviennent inquiéter Aréola, mais la reprise de la tête de Coignet n’attrape pas le cadre.

A la 21ème sur un long dégagement de Marange, Tallo grille la politesse à la défense Stéphanoise. Que veut-il faire ensuite ? Tenter un lob sur Ruffier ou centrer pour Kamano ? Nul ne le sait, toujours est-il que le ballon file en sortie de but. Une bien belle opportunité de gâchée !

C’est à la 23ème qu’arrive le premier corner de la partie. Il est en faveur des locaux mais n’inquiète pas Aréola.

Suite à un nouveau corner pour ST Etienne, le ballon est écarté sur Palmieri qui lance Kamano dans la profondeur. Notre jeune Guinéen élimine Ruffier mais sa frappe est dégagée sur sa ligne par Tabanou (30ème).

Piqués au vif les Stéphanois réagissent immédiatement. Le centre de Brisson est repoussé des deux poings par Aréola, mais le ballon revient sur Corgnet. La reprise de ce dernier frôle le montant (33ème).

Les hommes de Galtier poussent espérant ouvrir la marque avant le retour aux vestiaires mais sans se montrer vraiment dangereux jusqu’à l’ultime minute de cette première période où Van Wolfswintel reprend un ballon dévié de la tête par Corgnet. La frappe du Néerlandais heurte le poteau d’Aréola avant de finir sa course en sortie de but (45ème).

Les deux équipes en terminent avec cette première mi-temps sur le score de 0-0 malgré deux très belles occasions pour nos joueurs.

Ce sont les mêmes 22 acteurs qui reprennent et comme au tout début de la première mi-temps Palmieri se trouve aux avant-postes. S’il parvient à frapper cette fois, son tir manque de puissance pour inquiéter Ruffier (47ème).

A la 54ème c’est Kamano bien décalé par Tallo qui oblige Ruffier à se détendre pour dévier le ballon en corner.

Nous approchons de l’heure de jeu lorsque, semble-t-il, une mésentente entre Romaric et Aréola permet à Van Wolfswintel de se retrouver seul face à notre gardien. Du droit il lobe Aréola et ouvre la marque. C’est la consternation sur le terrain comme dans le parcage. C’est sur une demi-occasion que les Verts prennent l’avantage au tableau d’affichage (58 ème St Etienne 1 Bastia 0).

Contrairement au match disputé face à Evian TG ce but encaissé ne « coupe pas les pattes » de nos joueurs qui continuent à jouer crânement leur chance. Ils sont à deux poteaux d’y parvenir à la 65ème lorsque tour à tour Boudebouz de la tête et Kamano du pied droit échouent sur les montants d’un Ruffier archi-battu ! Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas !

Que dire de cette main de Perrin dans la surface nos sifflée par M. Rainville l’arbitre cinq minutes plus tard ?

Cahuzac qui semble souffrir d’un genou est remplacé par Maboulou à la 72ème. Un nouveau blessé dans l’effectif de Ghislain Printant ?

Boudebouz se troue complètement au moment de frapper au but à la conclusion d’un beau mouvement amorcé depuis l’aile gauche (73ème). Encore une bonne opportunité qui file…

Mollo qui vient d’entrer pour St Etienne oblige Aréola à se coucher sur une frappe cadrée. Nous jouons alors la 80ème minute et tout le parcage y croit encore.

Juste avant que Ghislain Printant ne rajeunisse encore son équipe avec la double entrée d’Ongenda (19 ans) et de Koné (20 ans) pour sa première à ce niveau (83ème), c’est Gradel qui a tenté sa chance mais sa frappe passe largement au dessus des buts bastiais (82ème).

Depuis notre parcage le terrain devient invisible non pas à cause du brouillard mais de la fumée produite par une cinquantaine de fumigènes brandit dans le kop stéphanois situé derrière les buts d’Aréola.

Nous distinguons tout juste la sortie de Ruffier dans les pieds de Koné (90ème) et la tentative de Gillet sanctionner d’une faute de main (92ème).

Les quatre toutes petites minutes de temps additionnel accordées par l’arbitre ne permettent pas à nos Bleus de revenir à la marque. C’est donc sur ce score injuste de 1-0 qu’ils s’inclinent alors que le nul était largement mérité.

La malchance du mal classé a assurément joué en défaveur de nos joueurs ce soir.

Dans une composition encore bouleversée, avec des modifications dans le placement de certains sur le terrain et avec une attaque « biberon » en fin de match, nos Bleus ont fait plus que jeu égal avec leur adversaire du soir. Le match qu’ils ont livré chez l’actuel 3ème du championnat nous fait encore plus regretter les trois points concédés à de fantomatiques Hauts-Savoyards mercredi dernier.

Alors qu’ils avaient perdu pied farce aux hommes de Dupraz suite à l’égalisation de Wass, ils ont aujourd’hui continué à aller de l’avant au point de faire trembler leur adversaire pourtant soutenu par près de 30000 supporters. Faut-il y puiser de l’espoir ou se résigner en se disant qu’avec une telle malchance rien de bon ne peut plus nous arriver ?

Le départ du duo Makélélé-Tholot et les deux bons résultats qui avaient jalonnés le parcours « provisoire » de Ghislain Printant nous avaient rendu espoir. Une victoire avec deux buts marqués face à Montpellier et un nul obtenu face à Lyon alors troisième du championnat cela promettait des jours meilleurs.

Malheureusement trois défaites ont suivi qui nous ont conduit de la 15ème à la 20ème et dernière place du classement. 5 buts encaissés et 2 marqués dont 1 par un défenseur (Modesto à Reims) et 1 « C.SC » contre Evian TG, comment sans inscrire de but peut-on espérer une victoire ? Le Sporting ne truste pas seulement la dernière place au classement général, il la truste également en ce qui concerne l’attaque. 13 tout petits buts inscrits en 17 journées dont 3 lors de la première face à Marseille.

Avant la défense qui parfois nous donne des sueurs froides, l’attaque est incontestablement le point faible de notre équipe. Si nous enlevons Brandao pour les raisons que nous connaissons, Cissé pour d’autres que le coach détient et Mokulu parce que c’est Mokulu, Tallo du haut des ses 22 ans dans quelques jours est le « doyen » de notre force de frappe. Qu’un ou deux jeunes soient entourés de vieux briscards soit, mais peut-on raisonnablement baser tous nos espoirs sur quatre gamins ? Et dire que Rodriguez (18 ans) semble écarté du groupe pro ! Comment et qui a pensé ce recrutement estival ?

L’objectif des 20 points à la fin des matchs « aller » est plus qu’utopique. La « chance » du Sporting réside dans le fait que les écarts en fin de tableau ne sont pas encore creusés, mais si notre effectif devait rester le même pour les matchs « retour » et cela malgré le mieux observé dans le jeu depuis la prise de fonction de Ghislain Printant, tout espoir de maintien serait vain.

Il faut ABSOLUMENT qu’un effort soit fait afin de recruter un buteur car n’oublions pas que Tallo et ses 4 réalisations sera absent pour disputer la CAN en début d’année prochaine. C’est pour nos la seule solution pour espérer poursuivre l’aventure en L1.

Messieurs les Dirigeants vous avez raté le renouvellement du contrat de Frédéric Hantz, vous avez raté la signature de Frédéric Antonetti, ne ratez pas l’occasion de vous faire pardonner ces erreurs. Donnez toutes les chances à Ghislain Printant de réussir son pari.

 

FORZA BASTIA!

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Une réponse à “Quand ça ne veut pas !!!”

  1. Avatar de Petru
    Petru

    L’état d’esprit y était, et cela a quelque chose de rassurant même si la situation est délicate.
    Nous serons obligés de voir les performances de nos concurrents directs. Peut être aurons nous enfin un coup de pouce de « Dame chance » pour le prochain déplacement (à Caen) qui s’avère déjà crucial.
    Ne lâchons rien, rien n’est perdu, et une fois de plus tout se jouera dans les têtes !
    Forza Bastia !

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