Dommage…

 

 

La « der » de Frédéric Hantz à la tête de l’équipe professionnelle, les fins de carrière de Mickaël Landreau et de Julien Sablé, mais aussi les « festivités » prévues pour l’après match, hé oui c’est ça aussi la « normalisation », permettent à Furiani d’afficher 15000 spectateurs. Alors que les affluences étaient en chute libre ces derniers temps voilà une bonne nouvelle pour le Trésorier !

Privé de Khazri et de Boudebouz brillants lors des deux dernières rencontres, Frédéric Hantz est contraint de revoir son « 11 » de départ. Nous retrouvons donc à l’entame de la partie Landreau dans les buts, Diakité, Squillaci, Modesto et Palmieri en défense, Yatabaré, Cahuzac, Romaric et Ilan au milieu et la paire Raspentino Bruno en pointe. A priori la meilleure équipe possible en fonction des différentes absences. Leca, Harek, Sablé, Keita, Krasic, Maoulida et Cissé se tiennent prêts sur le banc des remplaçants.

Nos Bleus entament la rencontre par le bon bout avec ce centre de Palmieri repris sans contrôle par Bruno, mais le ballon frôle le montant des buts gardés par Riou (3ème). Dominateurs face à des Nantais contenus dans leur moitié de terrain les Bastiais multiplient les offensives grâce à Palmieri qui n’hésite pas à monter sur son côté gauche.

En pleine surface Bruno est retenu par le bras par Deaux, mais M. Bien l’arbitre ne siffle pas la faute, et donc le penalty, qui semblait pourtant bien réelle (14ème).

Le premier corner en faveur des Nantais arrive à la 18ème minute, mais il ne donne rien de concret tout comme les deux obtenus consécutivement par nos joueurs à la 21ème. A noter que c’est Ilan qui se charge des deux frappes l’obligeant à passer d’un angle à l’autre. Personne d’autre que lui n’est capable d’exécuter « un coup de pied de coin » ?

Après vingt bonnes minutes, 61% de possession de balle en faveur du Sporting, le rythme baisse d’intensité nos joueurs ayant visiblement le besoin de souffler.

Palmieri très offensif est absent lorsque Cissokho lancé dans la profondeur adresse un bon centre en retrait pour Gakpé qui, heureusement, manque complètement sa reprise (26ème).

Frédéric Hantz n’avait sûrement pas prévu cela, mais Romaric doit quitter le terrain touché à la jambe gauche semble-t-il. Jusqu’au dernier match le coach nous aura surpris ! C’est en effet Krasic, qui n’a plus joué depuis la 26ème journée, le 21 février, qui fait son entrée ! Yatabaré se positionne dans l’axe laissant le côté droit au nouvel entrant.

Cahuzac profite d’une ouverture de Palmieri côté gauche et adresse un bijou de centre en retrait que Bruno laisse passer pour Ilan idéalement placé dans la surface seul face à Riou. La reprise pleine axe d’Ilan est détournée en corner par le gardien nantais alors que les buts étaient grands ouverts ! Ou comment rater l’immanquable ! (34ème).

Grosse frayeur à la 40ème lorsque nos Bleus ne parviennent pas à dégager correctement le ballon suite à un corner. Gakpé adresse une frappe qui finalement passe largement à côté. C’est au dessus des buts de Landreau que passe le ballon sur le coup franc tiré par le même Gakpé juste avant la mi-temps (43ème).

Après une bonne entame de match, et durant une vingtaine de minutes au cours desquelles le Sporting a obtenu deux grosses occasions de but, les Nantais ont réussi, petit à petit, à desserrer l’étreinte. La possession n’est plus « que » de 56% en faveur des nôtres. Si les Canaris ont tiré 7 fois au but contre 4 pour nos Bleus, ils n’ont cadré aucune frappe contrairement à nos joueurs qui ont sollicité Riou à 3 reprises. Les 5 corners obtenus par nos favoris, comme les coups francs n’ont pas été exploités avec succès.

Surprise à la reprise avec l’entrée en jeu de Sablé à la place de Diakité (blessé ?). Cette entrée oblige Cahuzac à reculer d’un cran pour occuper le poste d’arrière droit.

Les Bastiais reprennent le contrôle du match sans toutefois être dangereux. Durant la mi-temps ils se sont trouvés un autre joueur capable de tirer les corners, Raspentino à la 52ème, mais la précision fait défaut…Deux minutes plus tard Krasic parvient à centrer à ras de terre, mais Bruno est devancé par Vizcarrondo.

La rencontre a baissé « d’intensité », c’est un euphémisme, et les Nantais se montrent dangereux par Bangoura dont la frappe puissante qui prenait le chemin des buts est déviée en corner par un Landreau bien présent (58ème).

Les imprécisions se multiplient des deux côtés et le nul se profile tout doucement…

A la 72ème minute Ilan est remplacé par Cissé. Privé de son « organisateur » le jeu du Sporting manque de justesse et le manque de repli défensif de Cissé occasionne un vide au milieu de terrain.

Une frappe d’Aristeguida est difficilement dégagée par Landreau (73ème) et celle de Raspentino est contrée puis dégagée en corner par Deaux qui devance Bruno à la 76ème.

La faute de Palmieri sur Nicolita déclenche un début « d’azzuffu » ce qui oblige M. Bien à appeler les deux capitaines. C’est le dernier match, il n’y a pas d’enjeu vital, on se calme ! C’est en substance le contenu de son message. Un arbitre faisant preuve de bon sens et qui ne sortira pas de carton de sa poche ce soir.

Il reste trois minutes de jeu lorsque Cissé, hors jeu, qui se présente face à Riou mais manque de vivacité est repris dans la surface par Vizcarrondo. D’un tacle glissé il le gêne dans sa tentative de frappe ce qui permet à Riou de dégager son camp.

Dans l’ultime minute des arrêts de jeu nos Bleus sont à deux doigts de perdre le match, Ariteguita puis Nicolita manquant l’immanquable seul face au but !

Un nul, dans tous les sens du terme, conclut cette rencontre. La malédiction du 0-0 pour « la der » à Furiani a encore frappé après 2012-2013 (contre Sochaux) et 2010-2011 (Orléans).

Le rideau est donc tombé sur cette saison 2013-2014 et nous regretterons l’incapacité de nos joueurs de se transcender dans « les grandes occasions ». A l’image de bons nombres de rencontres ils n’auront pas réussi à élever leur niveau de jeu. Frédéric Hantz s’en va donc sans cette victoire qui aurait offert au Sporting une 8ème place au classement, Lorient et Reims s’étant inclinés. Dommage…

Si notre coach, Landreau et Sablé ont été « fêtés », le flou qui règne actuellement dans notre Club n’aura pas permis d’en faire autant pour Modesto, Krasic, Maoulida, Bruno, Raspentino, Yatabaré et Ilan qui ne devraient plus porter le maillot bleu la saison prochaine. Dommage…

Doté d’une WebTV de professionnels, le Sporting n’aura malgré tout pas fait profiter « ses exilés » de la fête prévue en fin de rencontre. Dommage…

Si le staff et les joueurs sont désormais en congés, les jours à venir seront fort occupés pour les dirigeants en quête d’un coach et d’une équipe à reconstruire pour la saison prochaine. Le chantier est immense. Ils ont su bâtir le groupe qui nous a fait passer des portes de l’enfer à une 10 place en L1 en quatre ans, faisons leur confiance pour nous offrir du rêve pour les quatre prochaines saisons.

 

FORZA BASTIA! CORSICA A VINCE!

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2 commentaires

  1. On peut être pessimiste pour l’avenir , HANTZ était l’homme qu’il fallait pour le Sporting ,malheureusement nos dirigeants n’ont pas su le retenir .
    L’homme va à coup sur laisser un très grand vide qui sera très difficile à combler quel que soit son remplaçant .

  2. Et oui, l’homme va laisser un grand vide, mais il ne voulait probablement pas faire la saison de trop. Nous terminons à la dixième place alors que la huitième nous tendait les bras, dommage.
    Reste maintenant à trouver un successeur, un homme de caractère capable de galvaniser un groupe.
    Attendons …

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