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Un derby ça se joue…

Un derby ça se joue…

 

19 joueurs retenus pour 18 places il y en avait un de trop. C’est finalement Mostefa qui fait les frais du surnombre, sûrement pas prêt à 100%, et qui va suivre la rencontre depuis les tribunes où ont pris place 13000 spectateurs.

Pour ce match du rachat après la déroute marseillaise, c’est un 4-2-3-1 composé de Leca qui retrouve sa place dans les buts, de Cioni, pour une première cette saison, Squillaci, Modesto et Palmieri en défense, Cahuzac et Fofana en sentinelles derrière Ayité, Diallo et Danic. Brandao est encore une fois seul en pointe.

Il ne faut pas longtemps pour connaître notre première frayeur puisque dès la 9ème minute bien lancé par Seri, Pléa se présente seul face à Leca. Ce dernier intervient dans les pieds de l’attaquant qui finit sa course le nez dans le gazon… L’alerte a été chaude !

Première occasion puis premier corner pour les Niçois après que Squillaci ne reprenne in-extrémis Ben Arfa (15ème).

Dans la foulée (15ème) Brandao ne profite pas d’un cadeau du ciel, enfin des défenseurs Niçois, et place le ballon à côté de la cage désertée par Hassen !

Après 20 minutes difficiles nos Bleus posent un peu plus le pied sur le ballon et il ne faut pas attendre longtemps pour qu’ils ouvrent la marque ! Suite à un bon mouvement collectif Ayité décalé côté gauche parvient à centrer pour Danic. Après un contrôle le Breton repique dans l’axe et décoche une frappe du gauche dans la lucarne d’un Hassen impuissant (24ème Bastia 1 Nice 0).

A l’image d’un Danic au four et au moulin depuis quelques minutes nos Bleus ont redressé la barre après une entame de match plutôt moyenne.

Nos Bastiais mieux sur le terrain ce sont pourtant les Niçois qui marquent à leur tour ! Sur une remise en touche de Ricardo pour Mendy, ce dernier nullement attaqué s’approche des buts de Leca et décoche une frappe que notre gardien ne peut qu’effleurer ! Quel manque de concentrations de nos joueurs sur cette action (33ème Bastia 1 Nice 1).

Si lors des dernières rencontres notre gardien ne nous inspirait pas vraiment confiance, ce soir c’est la défense centrale qui est sous pression. Les Niçois en jouent et les ballons dans le dos de la défense sont légions. C’est sur l’un d’eux que Germain s’en va « fusiller » Leca à la 40ème. Séri lance entre Modesto et Palmieri qui hésitent et Squillaci couvre tout son monde… (40ème Bastia 1 Nice 2).

Après un léger mieux à partir de la 20ème minute nos Bleus sont retombés dans leurs travers. Juste avant la mi-temps Squillaci « sauve les meubles » devant Germain qui ne demandait pas mieux que de récidiver.

La pause qui arrive sera-t-elle salutaire ?

Si la possession du ballon a été bastiaise (54% contre 46) l’ensemble des statistiques est en faveur des Niçois. Notons que sur les 5 tirs de chaque équipe 1 l’a été par les Bastiais et 2 pour les Niçois. 3 tirs cadrés 3 buts !

Ce sont les mêmes 22 joueurs qui entament la 2ème période.

Comme en première nos joueurs ont le plus souvent le ballon mais ne se montrent guère dangereux. Ce n’est pas le cas des Niçois, notamment de Germain qui au terme d’une belle action se présente devant Leca qui intervient avec brio (60ème).

C’est le moment que choisit Ghislain Printant pour effectuer son premier changement. Diallo celui bien terne de ses années bretonnes, est remplacé numériquement par Marange qui prend la place de Palmieri comme arrière gauche. Ce dernier monte d’un cran et Danic occupe la place de meneur de jeu (61ème).

  1. Bien, l’arbitre, qui n’a pas eu beaucoup de travail jusqu’alors est-il dans son match lorsqu’à la 65ème minute Danic est retenu par Baysse en position de dernier défenseur à la limite de la surface de réparation ? Nous en connaissons qui pour moins que cela mettent un rouge !

La possession du ballon est toujours bastiaise mais les occasions sont niçoises. Germain perd un nouveau face à face avec Leca (77ème) alors qu’Hassen passe une soirée relativement tranquille.

Raspentino entre à la place de Palmieri (78ème) puis Coulibaly à celle de Cioni. Cahuzac reprend le poste d’arrière droit (81ème).

La tension monte légèrement sur le terrain et les premiers cartons jaunes arrivent logiquement. 85ème pour Wallyson, 87ème pour Pied côté niçois puis 88ème pour Marange côté bastiais. Le même Marange qui après un corner est resté aux avant-postes se trouve à point nommé pour reprendre de la tête un ballon mal dégagé. Il ne réussit pas à cadrer.

Brouillons nos joueurs tentent d’égaliser et offrent de belles possibilités de contres aux visiteurs. Si Wallyson qui trouve Leca sur sa route ou Le Bihan qui rate l’immanquable face au but ne parviennent pas à faire le break, c’est le jeune Benrahma entré 10 minutes plus tôt qui porte le score à 1-3 au terme de la dernière minute du temps additionnel (94ème Bastia 1 Nice 3).

On nous annonçait le match du rachat. « Un derby ça se gagne » promettait Modesto, mais pour le gagner il aurait fallu le jouer, et comme face à Marseille la semaine dernière nos joueurs ont montré toutes leurs limites ce soir.

Face à une équipe qui manie bien le ballon, nous avons été incapables de produire du jeu. Si durant la 2ème mi-temps nos joueurs ont passé plus de temps dans le camp adverse cela a été totalement improductif. Deux tirs, un cadré ! Des corners et des coup-francs « vendangés » n’ont pas pu être exploités. Nous aurions pu encore jouer des heures et des heures sans qu’Hansen ne soit inquiété une seule fois !

Malgré le retour de Jean Louis Leca, qui même s’il a encaissé trois buts en a évité tout autant, notre défense a été prise en défaut bien trop souvent. Notamment la défense centrale…

Notre milieu de terrain a été collectivement inexistant hormis sur l’action amenant le but de Danic, et c’est individuellement que nos joueurs ont tenté de faire la différence. Diallo a encore beaucoup de travail pour retrouver le niveau que nous lui connaissions.

En attaque Brandao n’a pas reçu les soutiens que son jeu demande. Combien de fois s’est-il retrouvé seul aux avant-postes ? S’il avait récupéré le ¼ des ballons qui lui étaient adressés à qui les aurait-il transmis ?

Finalement la défaite à Marseille était-elle un simple accident ? Après ce nouveau revers, et surtout la manière, la question mérite d’être posée.

Il n’y aura pas longtemps à attendre la réponse puisque dès mercredi, et à Lyon, nos joueurs devront remettre « le bleu de chauffe ». Il y a mieux pour se rassurer. Et éventuellement glaner des points…

FORZA BASTIA!

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