Site icon Turchini 75

Rencontre CSB – Dirigeants

CSB-Dirigeants

QUESTION 1: 10 journées après le début du championnat et malgré la victoire tant espérée lors du derby, le Sporting se retrouve dernier de L2, avec 4 points de retard sur les derniers relégables. Cette situation en surprend certains, et moins d’autres dans la mesure où le club semble complètement en panne de PROJET SPORTIF depuis près de 10 ANS. Le recrutement, sur lequel on reviendra plus tard, s’est soldé par 9 départs et 3 arrivées. Aujourd’hui tout le monde s’accorde à dire que si d’ici le Mercato nous n’avons pas le renfort de plusieurs joueurs, notamment en attaque, le combat va être très difficile.
Notre QUESTION N°1est donc simple:
QUEL EST VOTRE PROJET SPORTIF POUR ASSURER LE MAINTIEN EN LIGUE 2 ?

A. Pieri :
« En ce qui concerne le projet sportif j’avais dit en début de saison que nous étions en reconstruction et que nous allions nous servir du centre de formation. On savait au départ qu’on allait avoir des difficultés mais nous voulions miser sur le centre de formation pour deux raisons :premièrement parce qu’on n’avait pas les moyens de faire autrement. On a un centre de formation depuis quelques années. On nous a reproché un temps de ne pas faire jouer les nôtres c’est-à-dire les joueurs du cru, on se plaignait de ça. On a décidé d’adopter cette politique. On s’est dit on va recruter deux ou trois joueurs de métier pour ainsi intégrer les jeunes que nous avons au centre. Il s’avère que nous avons eu des difficultés sur le recrutement. Pourquoi ?
Parce que nous avions quatre joueurs que nous voulions transférer qui avaient été recrutés l’année précédente. Vous savez que le recrutement c’est le coach qui décide et choisit les joueurs. Je ne vais pas parler des absents, le coach n’étant plus là, les joueurs choisis l’ont été par lui. Ce n’est pas moi demain qui vais choisir un joueur car ça voudrait dire que c’est moi qui fait l’équipe et je ne suis pas là pour faire l’équipe. On n’est pas arrivé à recruter ces deux ou trois joueurs. La seule personne que nous avons pu faire partir c’est Ben Zekri, et à quel prix ?
A l’heure actuelle on peut recruter un attaquant. Je pense qu’au Mercato si je peux en faire partir encore deux, on pourra encore recruter deux autres joueurs.
C.S.B : Donc le projet sportif est bel et bien pour assurer le maintien de recruter deux joueurs d’ici le mercato ?
Moi je parle franchement : je ne vais pas prendre un attaquant pour dire je recrute un attaquant. Sachez qu’on appelle tous les jours des gens pour qu’ils viennent chez nous. Mais j’entends dire par ci et par là : « ils ne viennent pas parce qu’on est derniers ». Sachez que je les ai appelé avant le championnat. Mais nous sommes confrontés à quoi ? La plupart du temps j’entends dire : « ils ne connaissent personne, ils n’ont pas de prêts ». Les prêts sont payants. J’ai appelé plusieurs joueurs dont Lesage qui joue au Havre. Il m’a dit j’ai envie de venir chez vous et je lui ai demandé quel était son salaire. 60 000 € par mois. Mais il m’a dit qu’en prêt Le Havre prendrait la moitié du salaire. A Bastia, même à 30 000 € c’est impossible ».

QUESTION N°2: Nous nous sommes procurés l’ensemble des pièces comptables du club qui sont disponibles au public depuis plusieurs saisons (Bilan jusqu’à 2008, documents de la DNCG, Greffe). Et nous avons découvert plusieurs éléments extrêmement inquiétants, au sujet desquels nous souhaiterions des réponses PRECISES.
Il apparaît tout d’abord que notre club n’a:
– pas déposé les comptes 2007-2008 au greffe. – le club manque gravement de FONDS PROPRES, est clairement SOUS-CAPITALISE.
– la TRESORERIE et le FONDS DE ROULEMENT sont NEGATIFS, tandis que le TAUX d’ENDETTEMENT est de 97% (avant-dernier de L2 en 2008 devant Clermont !)
– si le Sporting évite la cessation de paiement, c’est uniquement grâce au BON VOULOIR DES CREANCIERS.
Manque de RESSOURCES d’un coté, DETTES importantes de l’autre, quasi-impossibilité d’INVESTIR, le bilan est clairement CATASTROPHIQUE.
Notre QUESTION N°2 est donc:
CONFIRMEZ VOUS CETTE SITUATION DANGEREUSE ET COMMENT L’EXPLIQUEZ VOUS ?

J.F Paolacci :
« Les chiffres que vous avez sont les chiffres de juin 2008. Ce qu’on peut dire c’est qu’on vient de clôturer au 30 septembre les comptes jusqu’au 30 juin 2009. On peut vous les donner en avant-première. Le club ressort avec un bénéfice de 323 000 € après paiement de 160 000 € d’impôts sur les sociétés c’est-à-dire qu’on sortait avec un peu plus de 400 000 € de résultat. Ça lui a permis surtout de recapitaliser et c’était le souhait de la DCNG les capitaux propres. Parce que vous savez que, comme vous l’avez signalé, les fonds propres c’est les premiers signes de santé d’une entreprise.
A ce jour le club a 400 000 € de capitaux propres que vous verrez je pense d’ici quinze jours ou trois semaines sur le site de la LFP. C’est pour ça que la DNCG a apprécié l’amélioration de la situation financière du club. Maintenant elle reste fragile parce que 400 000 € ce n’est pas grand chose. Si vous prenez les capitaux propres de tous les clubs de L2, on fait partie des clubs avec le moins de moyens.
On dépend beaucoup des droits TV qui représentent 62% de nos produits ce qui est énorme. En plus, les droits TV ont tendance à diminuer d’année en année. C’est-à-dire que la première année nous avons eu 2 M€ d’aide à la relégation ce qui nous a permis d’avoir une masse salariale assez conséquente pour un club de Ligue 2. La deuxième année nous n’avons eu plus qu’un million et maintenant nous n’avons plus ça. Il y a également une prime de classement qui n’est pas sur le classement actuel et qui se calcule sur le classement de trois années. La première année ça va mais quand vous passez cinq ou six années en Ligue 2 vous tombez dans les plus petits budgets de Ligue 2. Bastia comme Ajaccio comme Arles sont les plus petits budgets de Ligue 2.
Les produits sont principalement donc les droits TV, après il y a la billetterie et vous pouvez comparer avec tous les autres clubs : c’est une catastrophe au niveau de Bastia. C’est du à la démographie locale. Le sponsor : le club fait un peu avec ce qu’il peut. Les subventions : les collectivités font le maximum et essaient de donner à peu près les mêmes sommes aux clubs professionnels avec notamment le GFCOA en Volley Ball.
Le club a essayé de relancer sa boutique cette année pour développer le merchandising mais c’est sûr qu’il faudra trouver soit d’autres sources de financement soit baisser les charges pour éviter les déficits. Vous le disiez le bilan 2008 n’était pas très bon voire catastrophique et c’est pour ça que le club a constamment été sous perfusion par rapport à la DNCG.
CSB : Pourtant si nous nous trompons pas nous sommes 12° au niveau des budgets de Ligue 2 ?
J.F Paolacci :
Cela ne veut rien dire. Les budgets sont faits au mois de mai, tout club est obligé de déposé un budget le 15 mai et un budget révisé le 15 novembre avec une situation intermédiaire au 31 décembre et l’arrêté des comptes au 30 juin.
Le problème c’est que quand vous faites le budget le 15 mai, il y a des tas de choses que vous ne savez pas. Vous ne savez pas que vous allez être 19 ° à la 13° journée, donc vous faites des prévisions de billetterie en fonction des trois années précédentes. Vous ne savez pas que vous allez avoir un licenciement de l’entraîneur sur les bras. Vous ne savez pas que vous allez avoir beaucoup de sponsors qui vous disent qu’en raison de la crise ils ne peuvent pas toujours avoir les mêmes moyens. Vous ne savez pas que 4 joueurs qui étaient susceptibles de partir ne vont pas partir et tout ça, ça oblige constamment à se remettre en question, à trouver d’autres sources de financement. Et ce n’est pas facile.

QUESTION N°3: les supporters sont très nombreux à se demander et à désormais EXIGER de savoir COMBIEN LES DIRIGEANTS ACTUELS ONT ILS INJECTE DANS LE CLUB.
Nous voulons donc savoir dans notre QUESTION N°3:
– QUELLE EST LA PART D’INVESTISSEMENT DANS LE CAPITAL DU CONSEIL D’ADMINISTRATION EN GENERAL ?
– ET A QUOI SERT CE DERNIER PUISQUE DEPUIS PLUSIEURS ANNEES IL NE SEMBLE PAS S’ETRE REUNI ?
– ENFIN, QUELLE EST L’APPORT FINANCIER DE CEUX QUI FONT PARTIE DU DIRECTOIRE ET DU CONSEIL DE SURVEILLANCE ?

J-F Paolacci :
« Il y a une SAOS qui gère la partie professionnelle et l’association qui gère le centre de formation et la section amateur. Juridiquement la SAOS est composée d’un directoire avec Julien Lolli et Jean François Chipponi qui ne sont pas rémunérés, ils n’injectent pas d’argent si ce n’est les heures passées sur les dossiers et ils sont nombreux au sein du club. Pour le conseil d’administration il y a une petite cotisation qui est payable lors de l’assemblée générale qui a lieu une fois par an et qui aura lieu le Mercredi 18 Novembre. Maintenant si la question est de savoir si au club quelqu’un met aujourd’hui 300, 400 ou 600 000 € c’est non. Chaque dirigeant qui est passé, puisque j’ai eu la chance d’en côtoyer depuis plusieurs années, je peux vous dire que chacun amène un relationnel dans le sponsoring, dans des dossiers parfois épineux. Des fois c’est beaucoup plus que s’ils allaient mettre 200 000 € et rester les bras croisés ».
C.S.B : Quel est le montant de cette cotisation ?
C. Orlanducci :
« La cotisation est pratiquement inexistante. Ce qu’on apporte ce sont des amis qui peuvent apporter en terme de sponsoring. Pour ma part je n’ai pas d’argent à investir dans le club, c’est comme ça. J’apporte tout mon temps, j’apporte mon savoir, ce que les supporters espèrent recevoir de ma part. Au niveau sponsoring je pense avoir apporté avec les Pruneaux, j’ai fais ce que je pensais bon de faire. Les autres dirigeants qui sont là, peuvent en parler aussi ».
A. Pieri :
« Personnellement je n’ai pas apporté d’argent de ma poche mais j’ai amené de l’argent avec le groupe IDEC, avec Serge Blanco, des gens qui autant le dire de suite ne retirent rien du sponsoring, ils font ça par amitié. Tout comme on va solliciter d’autres sponsors par amitié comme Leclerc, tout comme la SNC Vendasi en particulier dont on la sollicite sans arrêt depuis des années. Je vais aller plus loin : il y a trois ans, quand le club était rétrogradé en National administrativement, c’est François Vendasi qui est intervenu (son neveu qui est là peut en parler) et qui a permis au club de rester en Ligue 2 ».

QUESTION N°4: Le SCB est un des derniers clubs professionnels à refuser l’adaptation aux nouvelles règles du football, en persistant à demeurer en statut de Société Anonyme à Objet Sportif (SAOS). Or, la particularité de ce système est DOUBLE:
– vu qu’il est impossible de distribuer des dividendes aux actionnaires, ces derniers ne mettent pas d’argent. Surtout quand on sait qu’à BASTIA ce n’est pas le CA qui prend les décisions mais le Directoire. – de ce fait, la structure n’est pas compétitive, mais ressemble à celle d’un club AMATEUR, dans lequel les dirigeants ne sont pas choisis en fonction de ce qu’ils APPORTENT, mais de leurs liens d’amitié avec tel ou tel homme fort du club.
Aujourd’hui, nous autres supporters en avons assez d’ENTENDRE les dirigeants successifs parler du SCB comme d’un CLUB FAMILIAL pour justifier ce fonctionnement HORS DU TEMPS, COMPLETEMENT VEROUILLE et qui rend la gestion du club complètement OPAQUE et INADAPTEE aux exigences du football moderne.
Notre QUESTION N°4 est donc:
– QUELS SONT VOS CRITERES POUR POUVOIR DEVENIR DIRIGEANT ?
– PENSEZ VOUS QUE LE CLUB PUISSE LONGTEMPS SURVIVRE AVEC UN FONCTIONNEMENT AMATEUR, autour de DIRIGEANTS qui N’INVESTISSENT PAS A l’INTERIEUR ?
– NE SERAIT-IL PAS TEMPS, COMME P-PAUL ANTONETTI L’AVAIT EVOQUE, DE PASSER EN SASP ?

C. Orlanducci :
« Concernant la question sur la SASP, on en a parlé vaguement entre nous mais on n’a jamais approfondi vraiment le fait de passer en SASP. Peut-être qu’on en débattra dans de prochaines réunions, mais pourquoi pas, on n’y est pas opposés, c’est une question qui pourrait revenir ».
C.S.B :Quels sont les critères pour devenir dirigeants du Sporting ?
A. Pieri :
« Les critères sont simples. Moi j’étais tranquille chez moi et on a frappé chez moi en disant : « il faut que tu nous donnes un coup de main sinon le Sporting va descendre en National ». J’ai dis : « je vais faire ce que je peux, je vais voir des gens que je connais qui peuvent mettre un peu d’argent » et c’est comme ça que je me suis retrouvé ici. Je n’ai pas tapé à la porte en disant je veux être absolument dirigeant du Sporting. Je me suis retrouvé là par hasard parce que Pierre-Paul Antonetti m’a demandé de venir pour donner un coup de main.
Financièrement, je n’ai pas d’argent mais je suis allé contacter les uns et les autres pour que le Sporting ne descende pas en National ».
C. Orlanducci :
« Je précise : je suis venu au Sporting toujours par rapport à Pierre Paul Antonetti. Vous savez très bien qu’il a été quand même le fer de lance du Sporting quand on est descendus en Ligue 2. J’ai répondu présent parce que son projet c’était celui à mon avis qu’il fallait pour refaire le club. C’est-à-dire la rigueur, l’identité, la transparence. Je lui ai dis : « dans cet esprit-là je viens t’aider » et je pense être toujours dans cette ligne, je pense que je n’ai pas encore dévié. C’est vrai que c’est le directoire qui dirige le club, élu par le conseil de surveillance et qui donne les lignes du club auxquelles je veille. Je vous ai déjà dit que j’étais le garant moral du Sporting ».
C.S.B : Pensez-vous que le club puisse survivre longtemps avec un fonctionnement amateur ?
A. Pieri :
« Il est évident qu’on peut le faire fonctionner autrement. Nous on a fait avec les moyens du bord. On n’est pas là pour vous dire qu’on est plus forts que les autres. On a limité les dégâts, c’est important.Aujourd’hui les résultats sportifs ne sont pas là et c’est ça qui nous embête. Mais bien sûr qu’on peut trouver d’autres solutions. Après quand on parle de club familial ça veut dire quoi ? Ca veut dire : « on s’arrange entre nous, et sauvons le Sporting en récoltant de l’argent où l’on peut ». Après quand on parle d’investisseurs, vu que c’est un peu ça la question, j’ai entendu beaucoup de noms mais moi je n’en ai jamais rencontré. Mais au cas où quelqu’un demain viendrait mettre de l’argent dans le club, le club sera à M. Tartampion.
Il faut savoir ce que l’on veut : il y a une politique ou une autre.Je prends l’exemple de Kita à Nantes, il ne demande à personne ce qu’il va faire et a eu des problèmes avec les supporters et je le comprends parce qu’il paie. Pourquoi pas ? Mais moi jusqu’à aujourd’hui la seule politique que l’on peut faire c’est une politique de formation. Cela veut dire des jeunes encadrés par quelques joueurs confirmés et avancer dans ce sens.
Après, s’il y a d’autres moyens on ne les refuse pas, au contraire ».

QUESTION N°5: depuis plusieurs semaines, et même dans la presse, des bruits persistants parcourent Bastia selon lesquels une équipe d’INVESTISSEURS aurait réuni près de 500.000 €. Le tour de table continuerait actuellement, dans l’espoir de réunir une somme plus importante encore.
Or, dans le même article de presse, Monsieur PIERI a estimé qu’il faudrait AU MOINS 2 MILLIONS d’€ POUR REPRENDRE LE CLUB. On a ensuite entendu parler carrément de 3 MILLIONS d’€ !!
Notre QUESTION N°5 est donc très simple et se divise en 3 AXES:
– CONFIRMEZ VOUS CES CONTACTS AVEC CETTE EQUIPE d’INVESTISSEURS ?
– QU’EST CE QUI VOUS PERMET DE FIXER UNE TELLE SOMME ALORS QUE LE CLUB MANQUE DEPUIS DES ANNEES DE FONDS ?
– SERIEZ VOUS PRETS A TRAVAILLER DE CONCERT AVEC CES EVENTUELS REPRENEURS ?

A. Pieri :
« D’abord on a dit qu’il fallait 2 M€ pour rentrer au club, c’est totalement faux. Si on a parlé de 2 M€ c’est qu’il y a des gens qui sont venus me voir et qui m’ont dit : « nous sommes prêts à investir 2 M€ ».
C.S.B : si vous ne l’avez pas dit pourquoi ne pas avoir fait simplement un démenti ?
« Je vous le dis ici. Comment voulez-vous que je dise à quelqu’un normalement constitué : « Monsieur pour rentrer au club il faut 2 M€ » ? De quel droit je vais dire ça ? Je suis complètement malade en disant ça ! A aucun moment je n’ai dit ça. J’aurais pu dire 3 ou 5 M€. C’est la personne qui est venue me voir et qui m’a même dit autre chose mais je lui ai dis : « Non reste à 2 M€, si tu les mets on fait une conférence de presse, tu fais venir les gens qui sont avec toi et je dis, voilà Monsieur je vous laisse les clés, c’est vous qui mettez l’argent je n’ai donc pas à diriger le club ».
A ce jour j’ai rencontré quelqu’un effectivement mais la personne dont vous voulez parler, à aucun moment je n’ai eu de contact. Je vais vous dire sincèrement comment j’ai eu un contact : par un ami à moi du sud qui m’a appelé et qui m’a dit : « il paraît que tu ne veux pas rencontrer M. Tartampion ? » Je lui ai dis qu’à aucun moment je n’ai eu de contact avec lui.
Ecoutez, demain vous avez 2 M€ et voulez reprendre le club, la première des choses que vous faites c’est que vous m’appelez ou appelez le président. A un moment donné vous dites : « Monsieur on va discuter, on s’assoit autour d’une table » et là on fait ce que l’on a à faire.
Pour en revenir aux 2 M€, ce sont ces personnes là qui ont dit qu’elles voulaient mettre 2 M€ et après cela a pris de grandes proportions. Ensuite, depuis que cette personne est sortie dans la presse je n’ai jamais eu de contact. Je vais en avoir un maintenant, je ne vous cache rien car je ne suis pas là pour vous cacher des choses parce que c’est moi qui l’ai sollicité. J’ai dis : « mais qui est ce type qui vient avec une valise et que je refuse ? ».
Je vais le rencontrer la semaine prochaine, je suis ouvert à toute discussion. Je peux vous dire une chose : c’est qu’on était parti à 2 M€ et on est redescendu à 430 000 €.
Si demain je rencontre ces personnes et qu’elles me disent : « je vais mettre cette somme », je lui dis : « Monsieur, asseyez-vous là, vous êtes le bienvenu, prenez le mal de tête à ma place, je fais une conférence de presse en disant que M. Tartampion va reprendre le club et va investir tant d’argent ». Et je me retire. Je ne m’accroche pas, au contraire.
Imaginez-vous quelqu’un qui amène de l’argent et moi Albert Pieri je vais lui dire : « non tu ne viens pas » ? C’est impossible, je ne suis pas normal mais quand même je ne suis pas devenu fou.
Et puisqu’on parlait tout à l’heure du conseil de surveillance, il y a une place qui s’est libérée alors pourquoi pas ?
Maintenant je vais rencontrer cette personne, voir ce qu’elle me propose et je ferai tout dans la transparence. Parce que, c’est comme l’histoire de Tapie, il ne m’a jamais appelé. Imaginez-vous si Tapie m’appelle et dit vouloir mettre 5 M€. C’est moi qui vais lui barrer la route ? Il faut alors que je m’en aille de Corse. Donc que ce soit clair, la réalité est là ».

QUESTION N°6: Les CHOIX SPORTIFS HASARDEUX ont une part très importante dans la situation financière et sportive du club.
Affaire BERNES (qu’on nous présentait comme miraculeusement réglée), Affaire BELOUFA (complètement inconnue de 99% du public), Licenciement de Bernard CASONI (estimé à 300.000 € alors que l’équipe dirigeante l’a fait resigner il y a 2 ans malgré un 1er bilan plus que moyen), Recrutement de Joueurs, décevants et coûteux, les erreurs apparaissent nombreuses. Sans même parler des reliquats de la dette SPORTFIVE dont l’ancienne équipe dirigeante n’avait jamais parlé et qui a explosé au visage de toute le monde il ya quelques années.
Notre QUESTION N°6 est donc:
Ne trouvez vous pas que cela fait un peu beaucoup de CADAVRES dans le PLACARD ? , QUAND et PAR QUI CES ERREURS SERONT-ELLES ASSUMEES ?

A. Pieri :
« Vous parlez de l’affaire Beloufa, je l’ai découvert en même temps que vous parce qu’il en est sorti beaucoup d’affaires. Vous savez que les procédures durent longtemps, c’est comme pour Casoni où il y a une procédure mais elle va se finir dans trois ou quatre ans. Cela fait qu’on hérite du bébé concernant Beloufa et c’est nous qui avons du passer à caisse.
Après on parle de Sportfive : ce n’est pas nous qui lui avons demandé un prêt et aujourd’hui on leur doit encore 800 000 €. On rembourse 12 000 € par mois et sommes obligés de rembourser cet argent. On a pris en charge ce que l’ancienne équipe dirigeante a laissé. Je vais rediscuter avec Sportfive et essayer de voir comment on peut faire pour qu’on puisse profiter d’eux, s’ils veulent bien revoir la dette et de recréer quelque chose. Cela veut dire ne pas faire n’importe quoi, faire les choses clairement. Aujourd’hui on paie une dette et elle est là et je suis donc obligé de l’assumer ».
C.S.B : Le Conseil d’Administration était au courant de cette dette et ne vous a pas prévenu qu’il y avait ce problème ?
« Un jour on a dit qu’on était des amateurs. C’est vrai que quelque part on est un peu des amateurs, il ne faut pas se cacher. Comme vous a dit Charlot tout à l’heure, on nous a appelé et la première des choses dite était : « il faut de l’argent pour sauver le club ». Quand s’est posée la question : « il faut tant d’argent sinon on va descendre en National », on s’est dit : « trouvons cette somme et après on verra ». Et après on a vu tout ce qui s’est passé.
Alors il y avait aussi les voitures de location, on a supprimé 15 emplois, je sais que c’est embêtant mais on était obligés de supprimer et je vais vous dire pourquoi. Parce que la plupart ne servaient à rien. On a supprimé des voitures de location et demandé des clés à des gens qui avaient ces voitures pour rien. Je me suis disputé avec des gens pour récupérer des portables ».
C.S.B : les 15 licenciements ont-ils engendré un coût ?
« Non, nous avons fait des arrangements avec les personnes mais il a fallu à un moment donné passé par là. Pourquoi ? Parce qu’on ne s’en sortait pas.
Après il y a l’affaire Bernès : on est allés au tribunal, on a gagné en première instance et puis on s’est dit qu’en deuxième instance il gagnerait. Qu’est-ce qu’on a fait ? On est partis à Marseille avec Pierre Paul Antonetti, et on lui a dit : « écoutez M. Bernès, si vous continuez comme ça, vous tuez notre club. Nous n’avons rien à vous donner, on n’a pas d’argent. Nous avons pris le train en marche et on vous demande si vous pouvez nous aider en abandonnant la dette ? ». Il a dit « vous êtes tellement sincères que j’annule la dette pour le Sporting et si un jour j’ai besoin de vous je vous ferai signe ». Il a donc annulé la dette qui était d’1 M€ ».

QUESTION N°7: à plusieurs reprises au cours des dernières années, les dirigeants ont fait part en privé de SUBVENTIONS NON-VERSEES par les collectivités, notamment par la COMMUNAUTE d’AGGLOMERATION DE BASTIA avec qui le SCB était en négociation à propos des travaux du stade. Ils s’agissait notamment du NON-VERSEMENT des SUBVENTIONS 2007 et 2008, soit des reliquats assez ANCIENS, estimés à plusieurs CENTAINES DE MILLIERS D’€.
Pour notre part, nous estimons que dans la situation financière du club, il est inconcevable que celui ci soit tributaire de subventions qui représentent l’argent du contribuable et donc des SUPPORTERS bastiais.
Notre Question N° 7 est donc:
POUVEZ VOUS NOUS PROUVER QUE CES SOMMES ONT ETE VERSEES ?
Et si non, pourquoi NE LE SONT ELLES PAS ENCORE ?
Ce produit a t-il été enregistré et la créance CONSTATEE (donc le bilan est-il juste ou faux ? )

J.F Paolacci :
« Oui, cela a été versé. La CAB a versé 150 000 € il y a quelques mois. Ils ont versé l’année 2009, parce que c’est compliqué, nous sommes sur l’année sportive (2008-2009) et eux sur l’année civile. C’est vrai qu’il y a une année qui a sauté puisqu’il y a eu un transfert de compétences entre la CAB et la mairie de Bastia et il y a eu un petit vide juridique. Aux dernières nouvelles, on devrait avoir une régularisation, 50% de la CAB et 50% de la mairie ».
C.S.B : on devrait, donc cela n’est pas encore effectif ?
A. Pieri :
« Nous avons rencontré la CAB pour ça, je ne vous le cache pas. Si quelqu’un me doit de l’argent, j’y vais. Ils ont dit qu’ils allaient nous les donner de suite, avant la fin de l’année ».
C.S. B : quand cela sera régularisé, on imagine que vous aurez informé le public ou communiqué dessus ?
« Si vous le voulez, il n’y a pas de problèmes, au contraire ».

QUESTION N°8 : On assiste depuis plusieurs semaines à une vague de départs. Les supporters un peu surpris se posent la question de leur COUT POUR LE CLUB.

Notre QUESTION N°8 est donc:
– Quelles sont les véritables RAISONS des départs de Messieurs VILLANOVA, BONAVITA, MUCCHIELLI et ANTONETTI ?
– Combien cela coûtera t-il au club en INDEMNITES DIVERSES ?
– Par qui ces hommes seront -ils REMPLACES ?

A. Pieri :
« Concernant M. Bonavita, il a 70 ans, c’est lui-même qui m’a demandé d’arrêter. Mais il est toujours là, il est parti, mais il vient toujours au bureau. M. Mucchielli, c’est pour raison de maladie, il ne pouvait plus travailler. On l’a remplacé par un jeune. Et pour M. Villanova, à mon avis il avait un salaire assez important qui ne convenait plus et est parti de façon amiable ».
C.S.B : nous ne l’avons su que 20 jours après…
« Je dois vous dire une chose : vos avez raison. On n’a pas communiqué dans quel sens ? C’est qu’avant de licencier se passe un temps de discussion pour essayer de trouver le meilleur arrangement possible, parce qu’on ne dit pas à quelqu’un du jour au lendemain qu’il faut qu’il s’en aille, surtout lorsqu’il a ce genre de salaire. Après discussions, il est parti mais dire que l’on n’a pas communiqué : vous avez raison ».
C.S.B : combien son départ coûte au club ?
« Rien. C’est du fait de la négociation. Parce que c’est toujours pareil, et vous parliez aussi de Casoni tout à l’heure, quand on signe un contrat, on est amis, on s’embrasse parce qu’on vient de signer. Le problème est que quand ça ne va plus, et c’est le cas avec Casoni en ce moment, moi j’entends dire 300 000 € mais maintenant on est plus bas. Avec la négociation, je tire vers le bas pour en arriver à une négociation acceptable. Mais c’est difficile. Je parle de Casoni mais sur d’autres contrats c’est pareil. Vous parliez aussi de Beloufa, moi je ne savais même pas qu’il était au Sporting. Le problème est que les procédures durent trois ou quatre ans ».
C.S.B : Et concernant M. Antonetti, quelles sont les véritables raisons de son départ ?
« Déjà, il était un peu épuisé parce qu’il était sollicité de toute part. Quand on est président du directoire, on est dans la lumière. Un peu comme moi aujourd’hui, on en prend de tous les côtés, c’est normal. Sinon comme je vous l’ai dis, autant rester à la maison. Il a eu des problèmes familiaux et de santé, ce qui l’a amené à démissionner. Il ne faut pas penser qu’il a démissionné pour telle ou telle chose, il a démissionné parce qu’il était fatigué ».
C. Orlanducci :
« Je dois préciser qu’il a laissé les comptes à l’équilibre. On aurait pu penser que dans la difficulté il aurait démissionné. Franchement, les problèmes familiaux qu’il a eu, je ne les souhaite à personne ».

QUESTION N°9 : L’image du club est très mauvaise auprès du monde de l’entreprise, sur fond de nombreux impayés du temps de la Ligue 1. Le nombre de partenaires et de Sponsors semble s’être fortement réduit au fil des ans, et pas simplement du fait de la rélégation.
Concernant notamment la société IDEC, Monsieur PIERI a parlé de « coup de main amical », ce que le CSB et d’autres supporters ont du mal à comprendre.
Notre QUESTION N°9 est donc simple :
– COMBIEN DONNENT CHACUN DES SPONSORS PRINCIPAUX DU SPORTING (IDEC, Vendasi, Géant, Europcar etc…)?
– POURQUOI NE SONT-ILS PAS PLUS NOMBREUX QUAND ON VOIT LE NOMBRE d’ENSEIGNES IMPORTANTES RECEMMENT IMPLANTEES EN CORSE ?
– QUI S’OCCUPE DU SECTEUR « RECHERCHE DE PARTENAIRES » AU CLUB ?

A. Pieri :
« Concernant IDEC, concernant Vendasi, ce sont des dons privés. Mais je vais vous dire quand même un chiffre : ça se monte à 400 ou 500 000 € en tout ».
C.S.B : tous les sponsors ?
« Tous les sponsors. Après concernant d’autres sponsors vous pensez bien qu’on fait le tour de tout le monde. J’ai entendu parler de la SNCM, je me suis déplacé et je les ai rencontré. Ils ont dit « on va vous aider ». Ils sont venus et nous ont payé le voyage pour monter en stage à Aime : 9 000 € et nous avons mis sur le maillot leur sponsor. Sachez que la SNCM, disons les choses comme elles le sont, préfère sponsoriser l’OM, pourquoi ? Parce qu’elle préfère Marseille-Bastia que Bastia-Marseille. Je ne sais pas de combien est le sponsor à Marseille.
Après j’ai rencontré la Corsica Ferries. Ils se sont moqués de nous. Je les ai rencontré dans quel sens ? Un jour M. Agostini est venu en me parlant de la tête de maure et comme sur leur logo elle y figure, je me suis dit qu’on allait faire le maillot comme ça et ainsi contourner le règlement de la Ligue. Je me suis présenté là-bas, on m’a rigolé au nez. J’ai été reçu par quelqu’un qui est un ami d’enfance mais qui n’a aucun pouvoir et je suis reparti la queue entre les jambes.
Il y en a d’autres dont Pietra. Et là pareil.
Après la CCM : il faut que vous sachiez que le Sporting Club de Bastia est le premier client de la CCM. Nous avons l’équipe première qui part en déplacement, la CFA, les 18 ans, les 16 ans, cela fait en tout 5 ou 6 équipes. Et pourtant, rien du tout. Mais on a négocié et on est allés les voir, rien. Et j’en passe. Les principaux, cela fait deux années qu’on les contacte et ça fait deux années que l’on a un refus.
On peut dire : « il y a la crise économique etc… ». On peut tout répondre mais le fait est que, quand vous êtes confrontés à ça et je l’ai été, et quand on vous rigole à la figure ….
Une réponse aussi courante : « On sponsorise le CAB, l’ACA » et je leur réponds « Monsieur, je viens vous voir et je parle du Sporting. Je ne parle pas de l’ACA ou du CAB, je représente le Sporting Club de Bastia ». Ca c’est la feinte qu’on fait chaque fois et j’y ai été confronté sans arrêt ».
C.S.B : pour les transports et billets d’avion, avez-vous essayé de peut-être passer par une autre société pour avoir des billets à d’autres tarifs ?
« Vous parlez d’une société privée comme…. Oui mais voilà on n’y a pas pensé jusqu’à maintenant mais on va être obligés à un moment donné de se poser la question. Pourquoi ? On entend dire : « la CCM c’est notre société, il faut travailler avec la CCM ». L’union publique c’est ça, on est contre Easyjet etc mais ce n’est pas une mauvaise idée pourquoi pas ?
C.S.B : qui s’occupe du secteur sponsoring ?
« C’est Marie-Pierre Bruschetti qui n’est pas là ce soir mais qui fait ce qu’elle peut. Elle essaie de contacter les uns et les autres, les entreprises locales et ensuite les gros sponsors c’est nous qui les démarchons avec elle. Par exemple, on était à la SNCM et chaque fois elle est venue avec nous pour essayer de les convaincre de nous aider ».
C. Orlanducci :
« Il faut présicer que le tour des sponsors est vite fait en Corse ».
J. F Paolacci :
« Je ne sais pas si vous aviez bien compris tout à l’heure, vous avez pu comprendre que les sponsors donnaient 400 000 € sur l’année 2008-2009. C’est 1 100 000 € ».
A. Pieri :
« Tout à fait, je pensais que vous ne parliez que des 3 sponsors que vous aviez cité ».

QUESTION N°10: Pendant très longtemps, le Sporting a été propriétaire de son stade, qui apparaissait donc dans le patrimoine propre. Depuis 1993, il est désormais à l’ex-District, qui est aujourd’hui la CAB. L’entretien des INFRASTRUCTURES de Furiani, qui sont depuis des lustres dans une situation LAMENTABLE, devrait normalement être à la charge de cette même CAB.
Or, dans une récente interview, Monsieur PIERI a indiqué qu’une CONVENTION liait le club à la CAB, selon laquelle c’est le SPORTING, qui a à sa charge l’ENTRETIEN de cette très importante surface. Or, visiblement par manque d’argent, le club se révèle INCAPABLE d’assurer un nettoyage décent.

Notre QUESTION N°10 est donc:
– COMMENT SE FAIT-IL QU’AUJOURD’HUI ENCORE CE SOIT LE CLUB qui ait à s’occuper de l’entretien de FURIANI ?
– COMBIEN COUTERAIT CET ENTRETIEN CHAQUE ANNEE SI CE DERNIER ETAIT ASSURE ?
– QUE COMPTEZ VOUS FAIRE POUR REMEDIER RAPIDEMENT A CETTE SITUATION ?

A. Pieri :
« Nous avons pris le train en marche là aussi. Quand je suis arrivé au club j’ai rencontré le personnel de la CAB. L’ancienne équipe dirigeante, je parle de celle présente avant la construction de la tribune, ont signé un papier comme quoi le club aurait le loyer gratuit. C’est-à-dire que le club prenait en charge l’entretien du stade, ce que je n’aurais pas fait du tout. Quand vous avez au stade de l’eau qui vous tombe sur la tête, je n’ai pas les reins assez solides pour assumer cet entretien là. Jusqu’à aujourd’hui c’était comme ça.
Aujourd’hui, j’ai rencontré le maire de Bastia et je lui ai dit : « le stade va se construire, le nouveau stade je dirais, et on aimerait bien que vous preniez en compte l’entretien du stade ». Ce qui est tout à fait normal vu que ce sont les propriétaires des murs. Il m’a dit qu’il n’était pas contre, au contraire. Donc aujourd’hui le stade va se faire. Je préfère payer, je vous dis un chiffre comme ça, 200 000 € par an de location des infrastructures que de rester dans la situation où on est aujourd’hui. Il est impossible de rester en l’état actuelle des choses. Ils ont signé ce papier, qu’est-ce que vous voulez, c’est comme ça. C’est pour ça que la tribune se dégrade et on fait ce qu’on peut, on fait des trucs de bric et de broc mais on ne peut pas faire autre chose.
Dans la nouvelle discussion qu’on a eu, pour la construction du stade, j’ai rencontré des gens qui étaient à l’écoute. Je vais vous dire une chose, on n’est pas du même bord politique avec M. Zuccarelli mais j’ai quand même discuté avec lui, avec M. Padovani etc. Les travaux du stade vont débuter le 5 Décembre et ils prendront en compte l’entretien du stade.
Nous étions même juges et partie vu qu’on est intervenu dans la construction du stade et vu que l’on est concernés comme vous. Nous n’étions pas contents comme les supporters, il fallait un stade à Bastia. Les travaux commenceront donc le 5 Décembre et c’est officiel, on est allés à la réunion de la CAB, les élus étaient présents et ils sont pour que le stade se fasse.
Maintenant avec le nouveau stade, on fera un nouveau contrat et puis on y arrivera ».

QUESTION N°11: Dans tout club au monde, des dirigeants organisés et responsables essayent de mettre en place :

– UNE CAMPAGNE D’ABONNEMENT DIGNE DE CE NOM >br>- DES CAMPAGNES MARKETING QUI REPRESENTENT UNE BONNE PART DU BUDGET
– UNE COMMUNICATION DE QUALITE.
Or, et depuis des années, les dirigeants ont promis aux groupes de supporters dont TM 92 et aujourd’hui Bastia 1905, qu’il serait résolu à ce qui ne devrait pas être des revendications de supporters, mais l’action normale d’une équipe dirigeante. Le constat est hélas qu’aujourd’hui, PLUS QUE JAMAIS, ces secteurs sont en berne.
Notre QUESTION N°11est donc:
– TROUVEZ VOUS CECI NORMAL ?
– Et au-delà de constats selon lesquels nous aurions (une fois de plus) « parfaitement raison » COMPTEZ VOUS ENFIN CONFIER CES SECTEURS PRIMORDIAUX A DES PROFESSIONNELS qui certes coûteraient au club dans un premier temps, mais qui permettraient CERTAINEMENT A TERME DES RENTREES D’ARGENT ?

A. Pieri :
« Vous avez tout à fait raison. La jeune fille qui s’occupe de la billetterie est ici et a été embauchée il n’y a pas longtemps. Ces personnes font leur travail, elles font ce qu’elles peuvent. C’est sûr qu’il faut toujours amélioré et vous avez raison de dire qu’il y a un manque. Mais dans notre situation actuelle, on ne demande que ça. Le manque de communication c’est qu’on est pris de tous les côtés et c’est pour ça que je disais que s’il y a des gens qui veulent s’investir la porte n’est pas fermée.
Vous parliez des supporters sur la campagne d’abonnement, bien sûr on les attend, il n’y a pas de porte fermée au contraire. Ce n’est pas facile d’être dirigeant d’un club, je vous le dis franchement. Rien est fermé au contraire. Vous avez raison de dire qu’on manque de communication mais il faut nous aider, on ne demande que de l’aide, on demande que des gens soient prêts à nous aider. La campagne d’abonnement c’est quand même quelque chose, mais on a fait avec les moyens du bord. Je n’ai pas dis : « je vais fermer la porte pour que les supporters ne viennent pas ». Pas du tout, on a fait avec les moyens du bord.
Les employés qui s’occupent de ça sont des gens qui travaillent tous les jours, qui sont pour le club et qui défendent le club tous les jours ».
C.S.B : comptez-vous enfin confier ces secteurs (communication et marketing) primordiaux à des professionnels ?
« On parlait de Sportfive tout à l’heure et ça devait servir à ça. Le problème c’est qu’on était en Ligue 1 et en Ligue 1 on flambait, on était bien et après on est descendu en Ligue 2. Aujourd’hui on paie Sportfive pour rien et c’est pour ça qu’avant je vous ai dit que j’allais rencontrer ces gens pour discuter avec eux, voir si on peut trouver un compromis sur la dette et ce sont des gens qui font de la communication et du marketing. Ils sont payés pour ça et ils vont s’occuper de ça. Mais il faut du temps, il faut discuter.
Vous savez quand vous devez des sous à quelqu’un et que vous venez lui dire « écoutez Monsieur, vous ne pouvez pas nous en donner encore un peu parce qu’on va faire quelque chose ? », j’y ai pensé. C’est sûr qu’on va faire autre chose.
Mais pas de stade, pas de ci, pas de là, cela se fait tout doucement. Mais on y pense, vous avez raison ».

QUESTION 12: Depuis des mois, voire des années,les problèmes posés par la BILLETERIE sont à la fois NOMBREUX mais pour certains INCROYABLES. En effet il est apparu (et cela vous a d’ailleurs été signalé):
– que cet Eté, malgré les très faibles affluences, des QUEUES se formaient aux GUICHETS les jours de matches, faute d’indications claires des tribunes correspondant aux guichets.
– qu’aussi incroyable que cela puisse paraître, il est impossible de S’ABONNER en ETE les jours de matches ?
– toujours aussi UBUESQUE, lors du récent derby, il a été répondu à de nombreux supporters désireux de se rendre en Tribune EST, que « le club n’avait pas EMIS SUFFISAMMENT DE BILLETS » pour cette tribune.Comment se fait il qu’il y ait rupture d’approvisionnement en billets pour la Est le soir du derby à peu de temps du coup d’envoi ?
Notre QUESTION N°12 est donc:
– QUAND CES MASCARADES qui donnent un aspect MISERABLE de notre club vont-elles CESSER ?
– Que comptez-vous faire pour non seulement AMELIORER L’ACCEUIL du PUBLIC, mais pour mettre en place une POLITIQUE TARIFAIRE à même de ramener les supporters au stade ?
– Enfin, combien d’ABONNES Y A T-IL CETTE SAISON, car le chiffre n’a jamais été communiqué !

Responsable billetterie :
« Je vais vous répondre : il y a 1 002 abonnés cette saison. Pour ce qui est des billets pas suffisants pour le match Bastia-ACA, il faut savoir que nous avons des machines qui sont quand même assez vieilles. Je suis seule à éditer les billets, il y en a un qui s’édite toutes les trois ou quatre secondes donc c’est pour ça que vous attendez un petit peu.
Pour ce qui est des abonnements le jour du match, j’ai un souci avec le logiciel ce qui fait un bug informatique ce qui fait des doublons. C’est-à-dire que je vais vous vendre un abonnement et autant il y aura un billet qui va sortir à cette même place. L’année dernière pour le premier match de la saison, on a eu affaire à ce souci. Cette année pour parer à cela, on a dit effectivement qu’il n’y aura pas d’abonnement l’après-midi du match. Ceci dit, on a quand même informé la presse, des gens ont téléphoné, j’ai sorti des abonnements avant, je les ai mis à disposition aux guichets. Il suffit donc de passer coup de fil, moi je le fais avant. Les gens qui viennent du Fium’Orbu m’appellent au début de saison, je leur envoie leur carte à la maison donc de ce côté-là on peut s’arranger ».
C.S.B : il faudrait peut-être penser à résoudre ce problème informatique ?
« Je vais vous expliquer : le logiciel est celui de la Ligue. Cela ne fait pas longtemps qu’il est là et chaque année il est amélioré et ça fera partie de ces améliorations. Nous avons fait face à ce bug l’année dernière en Sud parce qu’il y avait des tas de gens qui avaient un abonnement et qui ont eu un billet à la même place, ce fut un enfer. On a fait face comme on pouvait. Maintenant, je reste à la disposition des abonnés, ils peuvent m’appeler, m’envoyer un courrier et de côté là il n’y aucun souci. C’est juste l’après-midi du match que je n’émets pas d’abonnement ».
C.S.B : que comptez-vous faire pour non seulement améliorer l’accueil du public et pour mettre en place une politique tarifaire à même de ramener les supporters au stade ?
A. Pieri :
« Pour l’accueil du public vous avez raison, je ne vais rien vous cacher. Après sur le tarif il faut voir, on en discutera. Vous pensez que les places sont chères ? Parlez franchement ».
C.S.B : concernant un abonnement c’est 120 € l’année en tribune Est. On a des sièges qui sont sales, il pleut mais bon cela n’est pas votre faute il n’y a pas de toit, il n’y en aura jamais, il y a des guêpes sous les sièges. Il y a des gosses qui se sont faits piquer tout le mois d’Août. En Ligue 1 on payait 95 € et alors qu’on est dans notre cinquième année en Ligue 2, on paie 120 €. Il y a donc eu augmentation.
A. Pieri :
« Concernant les guêpes vous savez qu’on a une entreprise de nettoyage où on doit être en permanence derrière eux pour qu’ils fassent un peu ce qu’il faut. Maintenant pour les tarifs on peut en discuter mais vous pensez que c’est cher ça ? On peut faire une réunion et en discuter ».

QUESTION N°13: Le stade au fil des rencontres se vide inexorablement, si l’on met à part le derby.
Les jours de match en ville sont des jours comme les autres, la boutique elle-même ferme à 17h ! Or les commerces sont de véritables vitrines où passent des milliers de personnes, les lycées et les collèges accueillent la jeunesse. Pourtant aucun affichage n’est effectué. Aucun partenariat avec les commerces n’est conclu. Des systèmes de jeux pour gagner de places sont trop rarement mis en place. Le stade est triste et les supporters s’étonnent de la passivité du club à ce sujet.
Notre QUESTION N°13 est donc:
– Etes-vous satisfait des affluences ACTUELLES ?
– Si NON comptez-vous faire quelque chose à COURT TERME (INVITATIONS AUX SCOLAIRES, PASS POUR CERTAINS MATCHES, PARTENARIATS DIVERS) ?
– Cela aurait-il un COUT SI IMPORTANT pour le club ?

J.F Paolacci :
« Je vais vous surprendre mais sur l’exercice 2008-2009 on a fait beaucoup plus de spectateurs que sur les autres saisons (2006-2007 et 2007-2008). Par contre depuis le début de la saison, c’est vrai que l’affluence est en baisse, on avait 2 000 abonnés il y a 4 ans, on en a plus que 1 002. Ça fait donc 50 % en moins. On ne parle que des matches de championnat. Quand vous donnez 100 € au club, il y en a 70 qui partent en masse salariale. Je vous donne des statistiques et je ne vous dis pas c’est bien ou c’est pas bien mais que vous sachiez où va l’argent ».C.S.B : êtes-vous satisfaits des affluences actuelles même si nous connaissons quelque part votre réponse.
A. Pieri :
« Et bien les affluences c’est vous. Maintenant il faut venir au stade, motiver tout le monde, c’est maintenant qu’on a besoin de vous. Ce n’est pas quand on est premier, même si on a toujours besoin de vous mais c’est là dans les moments difficiles qu’il faut venir au stade. Je sais que ce n’est pas facile, je sais aussi qu’il y a une crise économique et que pas tout le monde ne le peut.Vous avez raison, je n’ai rien à dire sur ça, au contraire, nous on demande que vous veniez au stade supporter l’équipe et que vous nous aidiez, c’est tout ce que l’on demande ».C.S.B : que comptez-vous faire à court terme pour remédier à ce problèmes ? Invitations scolaires, pass pour certains matches, partenariats divers ?
A. Pieri :
« Ça il n’y a pas de problème, on peut le faire. On l’a déjà fait mais on peut le faire encore, il n’y aucun problème à ce niveau là ».

QUESTION N°14 : Depuis des années, les AFFLUENCES sont en forte baisse. Et pourtant les effectifs de SECURITE eux, ne font qu’augmenter.
Face à cette floraison de chasubles de couleur, les supporters ont cru comprendre que le Sporting ne bénéficiait pas d’UNE, mais de DEUX SECURITES:
– une qui existe depuis des années dite « Sécurité SCB » qui agit à l’intérieur du stade.
– et une confiée à une société privée, qui agit elle à l’extérieur du stade.

Notre QUESTION N°14 et donc très simple :
– Pourquoi cette DOUBLE SECURITE à Bastia ?
– Pourquoi ces effectifs sont donc si importants ?
– Quel est son coût ? Ne serait-il pas judicieux de réduire ce poste ?
A. Pieri :
« J’ai divisé le budget sécurité par deux cette année : 3 000 € par match. En plus de l’équipe bénévole ».P. Antoniotti :
« Concernant la sécurité, il faut savoir que le personnel qui est sur place, que ce soit le personnel bénévole qui est à l’intérieur ou la société SISIS qui sont des professionnels, ils sont tous affectés à une tâche particulière. Il faut savoir aussi qu’on s’occupe des parkings, des loges avec des hôtesses etc. Nous avons 7 portes à surveiller, les gars qui sont aux portes font les fouilles et palpations et assurent également la sécurité des gens à l’intérieur des tribunes. Concernant le personnel bénévole, il s’occupe en majorité de tout ce qui est intérieur ».
C.S.B : Par exemple en tribune Ouest il y a 2 personnes qui s’occupent des billets, donc ce sont des bénévoles. Et ensuite 3 personnes pour la palpation. C’est beaucoup peut-être ? Et vu l’affluence on peut considérer que c’est beaucoup.
P. Antoniotti :
« Vu l’affluence effectivement on peut considérer que c’est beaucoup mais c’est nécessaire parce que les deux personnes qui sont au contrôle des billets ont une tâche bien précise et il en faut trois également pour les fouilles et les palpations. Parce que je ne vois pas comment travailler autrement. Ou alors ne mettre que deux personnes mais elles ne vont plus savoir où donner de la tête.C’est une obligation également qui est imposée par la Ligue. Il faut savoir qu’on tourne en effectif niveau sécurité avec 65-70 personnes. Ce qui n’est pas énorme vis-à-vis des autres clubs. Nous sommes les plus pauvres en effectif ».
C.S.B : on pose cette question aussi par souci d’économies.
P. Antoniotti :
« Oui mais les bénévoles ne viennent que pour travailler pour le club, il faut le savoir. Maintenant la société privée c’est autre chose ».

QUESTION N°15: La politique envers les supporters menée par le club manque complètement de LISIBILITE.
* D’un côté on appelle à l’ « UNION SACREE AUTOUR DE NOS VALEURS » , et de l’autre des PLAINTES sont déposées contre des supporters et des BANDEROLES de CONTESTATION sont arrachées.
* D’autre part, on insiste sur l’importance du soutien INCONDITIONNEL à l’équipe sur le terrain, mais en sens inverse, nombre de joueurs, à l’exception de Cahuzac, Novaes, Ghisolfi et André, ne SALUENT JAMAIS leur public, que ce soit à l’extérieur ou à domicile.
Ces attitudes qui n’existaient pas il y a 10 ans ont été très souvent dénoncées par les groupes de supporters organisés, SANS RESULTAT APPARENT.
Notre QUESTION N°15 sera à la fois simple et DOUBLE:
– Pourquoi justifiez vous les dépôts de plainte par des CONTRAINTES de la LIGUE ? Cette dernière ne tient visiblement aucun compte de votre bonne volonté puisque dès qu’il le peuvent les responsables et le moustachu THIRIEZ frappent à bras raccourcis sur le club !
– Etes vous prêts à rompre avec ces sinistres pratiques, tout comme à permettre aux supporters de contester au stade votre gestion, sans avoir affaire à votre sécurité ?
– Quand les joueurs seront-ils respectueux de leur public en toute occasion, et pas simplement quand on gagne un derby ?

C. Orlanducci :
« C’est une question importante qui nous a posé des problèmes et il faut s’en référer à l’affaire Kébé. Vous connaissez bien l’histoire de la banderole. Comment ça s’est passé ? On nous a enlevé des points, pour le club c’est danger. La ligue nous dit : « il faut porter plainte pour vous sortir de cette situation ». On s’est réuni, on en a parlé, et je vous dis et vous affirme qu’on avait voté pour porter plainte et au final, c’est Pierre-Paul Antonetti qui a dit : « je ne porte pas plainte ».
A. Pieri :
« Il faut aussi dire une chose aussi : c’est qu’avant de porter plainte il y a eu l’affaire Kébé, quelques trucs qui se sont passés, il y a eu aussi l’affaire à Ajaccio. Alors on parle de la Ligue mais il faut parler des gens qui viennent au stade aussi. Il y a des pères de famille qui sont venus se plaindre et qui nous disaient : « qu’est ce que vous allez faire ? Vous allez rester comme ça ? J’avais mon gosse avec moi dans les bras, j’ai du partir en courant, je suis venu de Bastia pour voir le match ». Donc ce n’est que dans ce sens là. Ce n’est pas contre quiconque. Il a été porté plainte contre X. Il se trouve qu’ils ont pris deux ou trois jeunes et qui ont dit c’est nous qui avons jeté les fumigènes, je le déplore ».
C.S.B : est-ce que c’est vous qui avez pris la décision de porter plainte ou est-ce que c’est la Ligue qui vous a poussé à porter plainte ? Et si c’est la Ligue qui vous y a poussé, quelle était la contrepartie ?
C. Orlanducci :
« Il y a des obligations. On a passé une note de service du Ministère de l’Intérieur par rapport aux incidents. On est dans l’obligation porter plainte contre X ».
C.S.B : vous nous dites donc qu’il y a une note du Ministère de l’Intérieur qui oblige les clubs à porter plainte contre X. Cela pousse donc le SCB, car c’est surtout à nous que cela vise, à collaborer ?
C. Orlanducci :
« Attention avec le mot collaborer. On est au service du Sporting. Il y a des choses qui sont interdites et des choses qu’on est obligé d’appliquer ».
C.S.B : si demain vous refusez de porter plainte qu’est-ce qu’il se passe ?
C. Orlanducci :
« Si on refuse de porter plainte on nous enlève des points, on nous sanctionne, on joue à huis-clos tout simplement ».
C.S.B : donc si je prends l’exemple d’Ajaccio et que vous n’aviez pas porter plainte ils vous auraient enlever des points pour ça ? Il n’y a rien eu à Ajaccio ou alors il faudrait qu’ils fassent le tour des autres stades.
« Pas forcément des points, mais il y aurait eu ou amende ou autre ».
C.S.B : l’ACA n’a pas porté plainte et n’ont eu que 10 000 € d’amende…
« Ce ne sont pas les supporters bastiais qui sont visés dans cette note, ce sont tous les supporters de France ».
C.S.B : cela veut donc dire que le Sporting doit porter plainte mais pas l’ACA ?
« Ecoutez, l’ACA fait ce qu’il veut ».
J.M Geronimi (Président association SCB) :
« L’ACA n’a pas une affaire Kébé derrière le dos. L’affaire Kébé vous vous en souvenez ? Aujourd’hui on parle des supporters, on ne parle pas que des supporters du Sporting. Moi j’entends parler de match à huis-clos au PSG, à l’OM. Ca ne concerne pas que les supporters du Sporting.Maintenant c’est vrai que nous malheureusement on traîne une réputation qui n’est pas la meilleure qui soit. Aujourd’hui on nous sanctionne peut-être et même sûrement plus que les autres. A un moment donné vous comprenez bien qu’on est bien obligés de réagir. Parce que sinon on va se prendre des matches à huis-clos, et là vous viendrez et direz : « vous n’avez pas pris les bonnes décisions ».
On va se prendre des amendes qu’on va payer et vous allez dire : « vous n’avez pas d’argent pour recruter des joueurs ».
Il y a un paquet d’affaires qui ressortent et pas qu’au Sporting : au PSG on parle de sanction à huis-clos, à l’OM et autre ».
C.S.B : ils n’ont jamais été condamnés…
« Oui mais nous est-ce qu’on a déjà été condamnés ? Pas encore ! Vaut mieux prévenir que guérir ».
C.S.B : donc pour prévenir on porte plainte contre ses supporters ?
« On ne porte pas plainte contre nos supporters ».
C. Orlanducci :
« On porte plainte contre X. Jean-Marie (s’adressant à un porte-parole du C.S.B), une fois tu es venu au stade et on a discuté pour préparer un match, et je t’avais déjà mis en garde contre les fumigènes. Tu me réponds : « s’il se passe quelque chose ce n’est pas nous ». Je t’ai réponde : « si ce n’est pas vous tant mieux, on pourra s’en sortir plus facilement ».
J.M Geronimi :
« Sachant qu’on est autant supporters que tous ici. Quand vous dites : « vous portez plainte contre vos supporters » on n’a pas envie de se porter plainte contre nous-mêmes ».
C.S.B : êtes-vous prêts à rompre avec ces sinistres pratiques tout comme à permettre aux supporters de contester au stade votre gestion, sans avoir affaire à votre sécurité ?
C. Orlanducci :
« Moi je suis d’accord pour que vous contestiez notre gestion. Oui pourquoi pas, au contraire. Par contre je vous invite, comme je vous ai invité la première année que je suis arrivé, à venir une fois par mois ou une fois tous les quinze jours vous rendre compte de ce qu’on fait. Vous avez la porte ouverte. Et vous nous aviez dit : « non on préfère rester dans notre position ». Je n’ai pas compris ».
C.S.B : cela ne concerne pas le C.S.B mais Bastia 1905.
« Ecoute, nous on essaie de recoller les morceaux. Vous avez vu le match contre l’ACA ? Ça a fait plaisir à tout le monde cette ambiance qui a soulevé l’équipe. Moi je voudrais qu’on en arrive là. Dans la transparence et avec vous parce que sans vous on ne peut rien faire. Sans vous on a qu’à fermer la porte. Ou on s’arrange et vous venez vous rendre compte de ce qu’on fait pour qu’il n’y ait plus de discussion comme ça… ».
C.S.B : vous pouvez venir ici aussi…
« Oui d’accord. On est orgueilleux nous aussi, vous êtes orgueilleux je le reconnais. On a tous nos états d’âme. Moi je suis pour l’union tout simplement. Le match de l’ACA a été un exemple ».
C.S.B : on va finir avec la dernière partie de la question : quand les joueurs seront-ils respectueux de leur public en toute occasion ?
« J’ai remarqué qu’en fin de match les joueurs étaient venus jeter leur maillot ».
C.S.B : nous ne parlons pas que du derby mais du championnat en général. Je prends l’exemple du match à Avignon il y a pas mal de personnes qui y sont allés en bateau et ceux qui font le déplacement depuis la région parisienne. Ces gens là méritent le respect parce que quand on va arriver en janvier ou février, on sera content qu’ils soient là. Il faut que les joueurs prennent conscience que les supporters sont arrivés avant eux au club et qu’ils seront encore bleus quand certains joueurs seront à la retraite. (applaudissements de la salle).
A. Pieri :
« En général pour les matches à l’extérieur, la plupart des supporters présents viennent au car et les joueurs communiquent avec eux sans problème ».
C.S.B : ce sont les supporters qui font la démarche vers les joueurs et non l’inverse.
« Ils ont pris l’habitude de communiquer avec eux à l’extérieur du stade. Mais il est certain qu’à Furiani, ils doivent saluer leurs supporters et ça je m’en chargerai moi ».
C.S.B : est-ce que vous trouvez normal que ce soit à vous de leur dire ? Ces joueurs de mentalité dont vous parliez en début de saison ce n’est pas ça. Ils n’ont pas de mentalité.
« D’accord. Je leur en parlerai et m’en chargerai. Je vais faire passer le message ».

Quitter la version mobile