Merci Manset, merci le public !

Pour ce troisième match consécutif à Furiani, c’est le Sporting qui reçoit ce soir ! De fait le haut de la tribune Sud est ouvert et près de 4000 spectateurs garnissent les travées.

Sur ces 4000 peu auront aperçu « trainant » devant l’entrée du tunnel menant aux vestiaires une « ancienne gloire » du Sporting. Gaël Angoula, devenu arbitre et officiant dans la région bastiaise ce week-end, a fait l’inévitable détour par Armand Césari. Sûrement un devoir de réserve aura empêché qu’il ne donne le coup d’envoi de la rencontre et reçoive une ovation du public qui n’a pas oublié son passage ici même…

Cioni récupère son poste d’arrière droit et constitue avec Mary, Medori et Camara la ligne de défense. Juste devant nous trouvons Coulibaly puis un peu plus haut Ca, Benhaïm, Romain et Traoré. Manset est positionné seul en pointe.

Gémenos engage et les intentions des visiteurs sont claires : Fautes sur Traoré dès la 1ère minute, sur Manset à la 2ème et un gardien qui cherche à gagner du temps dès la 5ème !

Les coups-francs se multiplient pour nos Bleus qui n’en tirent aucun profit.

A la 16ème c’est suite à une belle combinaison entre Manset-Benhaïm et Romain que le Sporting s’offre sa première véritable occasion. Malheureusement la balle passe au dessus des buts de Gueydon.

Dans la minute suivante nouvelle tentative bastiaise mais cette fois le gardien provençal capte la frappe de Manset.

Il faut attendre la 20ème minute pour voir la première action des joueurs de Gémenos qui se contentent de contre-attaques. Martin n’est pas inquiété par cette frappe qui passe au dessus de sa transversale.

Le premier corner pour nos Bleus intervient à la 22ème minute mais il ne donne rien. Sur le deuxième dans la minute qui suit, ce sont les visiteurs qui partent en contre-attaque et obtiennent un coup-franc à une vingtaine de mètres des buts de Martin. Là encore le cadre n’est pas trouvé.

Alors que nos joueurs essaient de combiner, comme sur cette action Camara-Traoré-Ca-Romain (27ème), les joueurs de Valdivieso se contentent de défendre et de contre-attaquer. A la 31ème minute ils sont tout prêts d’ouvrir le score, la frappe de Chevreuil rasant le poteau de Martin.

Juste avant la mi-temps l’arbitre adresse un carton jaune à Lescoualch pour une grosse faute sur Benhaïm. Malgré le temps gagné par le gardien en de multiples occasions, pas de temps additionnel au terme des 45 premières minutes.

Cette première mi-temps aura vu nos Bleus, malgré quelques « éclairs »,  avoir du mal à s’organiser et à prendre en défaut une équipe bien regroupée n’hésitant pas à commettre la faute et qui profite de la moindre occasion pour se projeter. Au final ce sont même eux qui auront été les plus près d’ouvrir le score.

Triki qui a passé le ¼ d’heure de pause à s’échauffer remplace un Ca peu à son avantage dès l’entame de la deuxième période.

Bastia engage et Coulibaly met loin devant. Le Sporting doit presser plus haut !

Pour les hommes de Valdivieso pas de changement. Des fautes (48 et 49èmes) et un carton jaune cette fois pour Azouni, et des contre-attaques comme à la 51ème qui se termine par une frappe « dévissée ».

A la 57ème c’est Benhaïm sûrement lassé de subir autant de fautes qui en commet une lui valant un carton jaune. Déjà le 4ème depuis le début de la saison…

Bastia se laisse peu à peu endormir et malgré une belle remontée de balle de Romain qui décale Triki pour une frappe à côté, Stéphane Rossi apporte du sang neuf à la 63ème en remplaçant Traoré par Mesbah.

Nouvelle grosse faute et nouveau carton jaune, pour Legoff cette fois, à la 64ème. Mais que faut-il faire à ce niveau de compétition pour écoper d’un rouge ?

Après un léger passage à vide nos Bleus repartent de l’avant par Manset puis Triki sans toutefois attraper le cadre (65 puis 67ème)

Coulibaly, qui vient de récupérer le ballon dans son camp, s’avance et franchit la ligne médiane. Malgré une nouvelle faute il parvient à décaler Camara qui déborde et adresse un centre parfait que Manset convertit en but d’une tête décroisée. Furiani exulte ! (68ème Bastia 1 Gémenos 0)

Le plus dur est fait face à une équipe massée dans sa partie de terrain et usant de tous les expédients pour résister.

Alors que Mesbah vient à son tour d’écoper d’un carton jaune (70ème) les deux coachs effectuent des changements. Pour Gémenos Legoff tout près du carton rouge est remplacé par Panisse et Chevreuil par Libbra. Pour Bastia Derouard remplace, poste pour poste, Manset qui sort sous les ovations. (75 et 77ème)

Il reste à nos Bleus un bon ¼ d’heure à tenir avec l’éventuel temps additionnel.

Derouard, frais comme un gardon, déborde sur le côté droit et adresse un centre que Romain reprend sans contrôle. Gueydon s’interpose sur sa ligne et dévie en corner. La reprise de Triki sur le corner passe au dessus. (79ème)

Nos Bleus défendent leur but d’avance, et malgré un ultime changement pour Gémenos (Buech à la place de Benattar), sont les plus menaçants sur corner par Benhaïm (88ème) par Mesbah (89ème) dont la reprise passe devant le but sans que personne ne parvienne à pousser la balle au fond des filets de Gueydon.

Ce sera la dernière action notable de la rencontre avant le coup de sifflet final qui libère tout un stade.

Nous retiendrons principalement de cette rencontre la victoire, la 3ème en trois matchs disputés en sept jours. Pas mal pour une équipe faite « de bric et de broc » en deux mois.

Certes ce ne fut pas un grand match, mais pour cela il faut que les deux équipes « jouent le jeu ». Or ce soir il n’y avait qu’une équipe qui voulait jouer au football, Bastia. Gémenos est venu avec l’unique ambition de ne pas perdre à l’image de son gardien qui commence « à jouer la montre » dès la 5ème minute, ou de certains de ses joueurs véritables « moissonneuses », tout cela sous l’œil d’un arbitre par trop bienveillant. Sans jouer « les Caliméro » un bastais façon L1 aurait-il terminé la rencontre après des tacles comme nous en avons vu ce soir ?

Enchaîner trois victoires n’est jamais chose facile… même, et surtout ?, si ces trois rencontres se sont disputées à Armand Cesari. Nos joueurs l’ont fait, pas toujours avec la manière, et c’est bien là l’essentiel. Ces neuf points glanés en une semaine permettent à Stéphane Rossi et à ses joueurs de « rattraper » les points concédés face au Pontet et à l’ACA et de se rapprocher du haut du classement avec toujours de matchs en moins.

La rencontre de samedi prochain à Aubagne, match reporté de la première journée, sera la première d’une série de trois consécutives à l’extérieur cette fois et sur le continent de surcroit. Une semaine de travail entre chaque rencontre devrait permettre à nos joueurs d’améliorer leur condition physique et de perfectionner les enchaînements, et au coach de ne pas être dans « l’urgence ». Même s’il ne se plaint pas (3 victoires à la clé), c’est indéniablement plus facile pour lui et son staff pour préparer son groupe.

Aucune contrainte pour les accaniti cette fois contrairement aux matchs à Corte (huis clos) et Villefranche (visiteurs interdits) les supporters bastiais pourront accéder au stade Serge Mésonès d’Aubagne. A eux de relever le défi et d’être « à fond » derrière l’équipe comme l’ont été les 4000 présents hier soir à Furiani comme l’a justement souligné Stéphane Rossi.

 

FORZA BASTIA !

Martin-Cioni-Mary-Medori-Camara-Coulibaly-Ca (Triki 46ème)-Benhaïm-Traoré (Mesbah 63ème)-Romain-Manset (Derouard 77ème)

SHARE

3 commentaires

  1. Merci pour ces comptes rendus , le Sporting semble être bien lancé désormais.
    Quel bonheur de voir cette ferveur populaire !
    FORZA BASTIA !!

  2. Si 9 salopards n’avaient pas cassé le jouet et avaient eu la décence de se retirer lorsqu’ils en avaient encore la possibilité, c’est encore plus de monde et pour voir des matchs d’un autre niveau que Furiani rugirait…

  3. Compte rendu bien précis, un plaisir.
    Une troisième victoire de rang pour notre Sporting, il y a bien longtemps que nous étions à pareil fête.
    Aujourd’hui, la forme prend le pas sur la forme, et c’est l’essentiel. Attendons quelques semaines pour trouver un fond de jeu et les automatismes.
    Mais qu’il est difficile d’admettre que nous évoluons en N3, et ma rancoeur (…) reste tenace.

Laissez votre commentaire