Relégué en National par la DNCG , criblé de dettes ,sans nouvelles de ses pseudos dirigeants , sans entraîneur et sans feuille de route pour la reprise notre Club semble à l’abandon. Quelle tristesse !!

Le mot du Président?Le 23 juin 2017
Un sabordage …
Défait lors de la dernière journée à Marseille, le Sporting termine lanterne rouge de Ligue 1 et redescend en Ligue 2, cinq ans après son accession dans l’élite. La conséquence inéluctable d’une saison compliquée, cauchemardesque pour le SCB.
Bon dernier avec trente-quatre points, le club bastiais termine à trois points du dix-septième et à deux points du barragiste. Les failles et les faiblesses affichées toute la saison étaient trop importantes pour espérer quelque chose dans les compétitions. Jamais l’équipe n’a su se mettre en route au cours de la saison. Incapables de poser un véritable jeu, de se projeter obstinément vers l’avant, les joueurs ont très souvent subi sans discontinuer. Avec un total de quatorze cartons rouges récoltés, certains, par maladresse ou par stupidité, ont plombé le groupe à des moments décisifs dans la compétition. Sur les dix-huit rencontres officielles qui ont eu lieu à Armand Césari, seules trois ont été ponctuées d’une victoire. C’est tout dire.
Dans les Coupes, le constat n’est guère plus brillant. En trente-deuxième de finale de la Coupe de France, le Sporting a subi une véritable humiliation au Parc des Princes avec une retentissante défaite 7 à 0. Quant au premier tour de la Coupe de la Ligue, le club a été éliminé dès son entrée à Furiani par l’En Avant Guingamp.
On ne peut le nier, nous nous sommes précipités dans le vide nous-mêmes. Nous avons bien pris le temps de scier la branche sur laquelle nous étions bien assis. Il va falloir maintenant faire le bilan, notre bilan, et établir les responsabilités bien connues de tous.
L’équipe dirigeante, qui a été minée il est vrai par des problèmes extra-sportifs, a une grande part de responsabilité par ses mauvais choix sur le plan du recrutement, de la gestion et de la communication. Point d’allégations, les faits sont là. Devant la Direction National de Contrôle et Gestion (DNCG), les dirigeants n’ont pas fourni les garanties nécessaires au maintien du club en Ligue 2. Nous voilà condamnés au soir du 22 juin au National … ! Il faut maintenant espérer que les délais d’appel permettront au club de céder deux ou trois joueurs afin d’équilibrer les comptes. Les arrivées en leur temps de Djibril Cissé, Brandao ou le retour de Sadio Diallo n’ont rien apporté et ont fait long feu. Tout comme le retour (…) de François Ciccolini, excellent formateur, mais qui n’a rien prouvé au plus haut niveau. Autre sujet, préoccupant pour un club peu argenté comme le nôtre, l’absence récurrente d’éclosions de jeunes talents issus de la réserve et du centre de formation.
Avec les très graves débordements survenus lors de la rencontre entre le Sporting et l’Olympique Lyonnais, le coup de grâce a été prodigué. Une insignifiante partie du public de la tribune Pétrignani, par sa stupidité, nous a plongé dans le désarroi et sous une certaine forme de ressentiment. Nous quittons l’élite, et qui peut dire pour combien de temps. Il n’en demeure pas moins que les faits du 16 avril dernier s’apparentent à une véritable opération de sabordage. Quelle honte pour le football, pour notre ile et notre ville. Saisie des faits, la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnelle n’a fait preuve ni de clémence ni de dureté à l’encontre du Sporting. Pour un club coutumier aux procédures disciplinaires (…), et mainte fois sursitaire, nous échappons à un retrait de points pour la saison prochaine. Un moindre mal.
Il va maintenant falloir panser les plaies et se reconstruire, mais avec quel projet, quel encadrement, quel soutien ? Autant de questions posées car la tâche s’annonce immense. On tente de positiver en se rassurant que le club a toujours connu des hauts et des bas et a toujours relevé la tête. Mais les choses ont évolué, nous souffrons depuis quelques années d’un déficit d’image. Les affaires extra-sportives, et les procédures disciplinaires attirent de moins en moins les investisseurs et les hommes qu’ils soient joueurs ou techniciens. Ou est-il le temps où l’on se précipitait pour offrir ses services au SCB, le temps du regretté Jules Filippi qui croulait sous les propositions de transferts. On aurait traversé la Méditerranée à la nage pour porter nos couleurs. Et que dire des départs sous d’autres cieux de François Modesto ou Mickaël Landreau. Tempi fà …
Le début du championnat Ligue 2 (…) est fixé pour le 28 juillet avec la réception de Clermont à Fos-Sur-Mer Lors de la dernière relégation en 2005, sept saisons avaient été nécessaires pour revenir en Ligue1. Si la sérénité pouvait enfin s’inviter du côté de Furiani, pour ne parler que football, simplement de football !
En cette fin de saison, je vous adresse une nouvelle fois toute ma reconnaissance pour le soutien que vous apportez à notre association, et à travers elle, le Sporting. Même si l’avenir est teinté d’incertitudes, nous devons continuer à prodiguer fidélité et déférence à notre club. Que l’on soit dirigeant ou simple supporter.
?Je vous souhaite à tous, d’excellentes vacances.
Forza Bastia !
?Pierre Vinciguerra
Président du club des supporters
du SC Bastia à Paris

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2 commentaires

  1. Triste et implacable constat , de trop nombreuses erreurs de recrutement et de gestion .
    Pourtant ils avaient tout en main , 10000 abonnés du jamais vu , un stade plein prêt à s’enflammer, un bâtisseur amoureux du Club et de la Corse Hantz …
    Aujourd’hui le Club est au bord du dépôt de bilan , plus personne de répond et notre Club est en train de crever dans l’indifférence générale .
    Gageons que les fossoyeurs du Sporting ne l’emporteront pas au paradis !
    FORZA BASTIA !!!

  2. Quoi qu’on pense de Landreau,il y avait certainement possibilité de lui confier les rênes du club.
    Il nous a apporté beaucoup sur le terrain,tout comme Rothen et ces deux joueurs auraient pu nous aider une fois leur carrière de joueurs terminée.
    Au lieu de cela,Landreau va débuter à Lorient et Rothen (même s’il continue de défendre notre club dans les médias) a été délaissé tout comme le furent avant lui les Djazic,Rep,Moravcik ou Drobjnak.
    Je n’évoquerai pas nos anciens joueurs Corses qui oeuvrent dans d’autres clubs (par exemple celui qui a soulevé notre unique coupe de France gagnée)…
    Tout cela (et le reste) est profondément attristant.
    Espérons un rebond dans un futur pas trop lointain.

    Hier comme aujourd’hui et demain,forza Bastia !

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