Jusqu’au bout du suspens !

 

Une ½ finale de Coupe ce n’est pas tous les jours qu’un club peut en jouer une et ses supporters y assister. Cinq des membres du Club des Supporters de Bastia à Paris ont la chance de pouvoir effectuer le déplacement en Principauté et d’encourager nos Bleus dans l’optique d’une qualification pour la dernière marche. Récit…

Rendez-vous à la gare d’Epinay sur Orge pour les trois premiers. Julien, Batiste et votre serviteur. Juste le temps de chauffer le diesel et sur l’aire d’Evry-Lisses nous retrouvons le reste de la « troupe » Guillaume et Dominique. Bien installés aux places « avant », plus tassés à l’arrière, qu’importe : « Nous y allons ».

Rien de particulier à signaler jusqu’aux environs d’Aix en Provence où nous doublons le car mis à disposition par l’Amicale Corse et des Amis de la Corse chère au Président Pierre-Paul Calendini.

Trois fois le tour de Monaco pour accéder au parking « visiteurs » et nous approchons de Louis II. Les clameurs qui fusent ne laissent planer aucun doute : ILS SONT LÀ ! « ILS » se sont les supporters du Sporting qui ont fait le déplacement depuis Bastia organisé par Bastia 1905.

Passés le cordon de sécurité, la foule des stadiers et celles de forces de l’ordre, très light au demeurant, les quelques fumigènes et autres pétards vu et entendus çà et là le prouvent, nous arrivons enfin dans le « parcage ». Un parcage déjà bien rempli et qui affichera quasiment complet au moment du coup d’envoi.

Le coup d’envoi nous allons l’attendre près de deux heures sous la pluie et dans le vent parfois violent. Consolation, les bandere flottent et claquent à qui mieux mieux. Du plus bel effet !

C’est seulement quelques minutes avant le début de la rencontre que nos prenons connaissance des compositions. Si Jardim pour Monaco a choisi Stekelenburg à la place de l’inamovible Subasic, le reste de son « 11 » de départ est composé des habituels titulaires et compte trois éléments, Berbatov, Martial et Traoré à vocation très offensive. Jardim de toute évidence souhaite rencontrer le PSG en finale…

Ghislain Printant quant à lui a replacé Diakité, de retour de la CAN, au poste d’arrière droit. Squillaci, Modesto et Marange complètent la défense devant Aréola. Cahuzac et Gillet sont positionnés juste devant la défense derrière Danis, Boudebouz et Palmieri. Sio est placé à la pointe de l’attaque. Les titularisations de Danic et de Sio pour ce premier match depuis leur signature montre bien les besoins urgents dont le coach parlait.

Le premier corner est Monégasque (5ème) mais il ne donne rien, pas plus que la première frappe « œuvre » de Silva mais qui passe largement à côté des buts d’Aréola. Le jeu est poussif pour les deux équipes, et il faut attendre la 22ème pour que le premier frisson ne traverse le parcage. Berbatov récupère un ballon cafouillé dans la surface bastiaise et frappe. Aréola s’interpose avec à propos et dévie en corner.

Le jeu retombe aussi vite dans l’à peu près. Le premier changement intervient à la 29ème minute. Il est Monégasque avec la sortie de Wallace blessé qui est remplacé par Dirar. C’est Toulalan qui se positionne dans l’axe de la défense.

La mi-temps approche à grands pas et Stekelenburg n’a pas encore été inquiété une seule fois. Ce n’est pas avec la reprise de la tête de Gillet sur un centre de Danic qu’il va frémir… (39ème). Le portier monégasque se montre par contre décisif en étant à la parade sur deux frappes consécutives de Sio (42ème).

Les deux minutes de temps additionnel ne change rien ni à la physionomie de la rencontre ni au score.

Pas de changement de joueur à la reprise.

 

Les Monégasques ont une très bonne défende, mais le jeu d’attaque n’est pas des plus performants depuis le début de la saison (25 buts marqués en 23 rencontres). Nos Bleus font avec leurs moyens dont deux joueurs pour qui c’est le premier match avec leurs coéquipiers. Cela se ressent malgré beaucoup de bonne volonté.

Les gardiens de but sont relativement tranquilles et ce n’est pas cette frappe non cadrée de Moutinho qui va inquiéter plus que cela Aréola à la 58ème.

Danic en manque de temps de jeu (un seul match disputé avec Lyon cette saison) cède sa place à Ongenda à la 67ème. C’est certainement la même raison qui fait que Sio bien lancé en profondeur ne profite pas de l’occasion  pour tromper la vigilance de l’arrière garde monégasque (70ème).

A la 75ème c’est au tour de Diakité de céder sa place à Cioni. Une minute plus tard le Sporting est tout près d’ouvrir la marque par Squillaci resté aux avant-postes, mais sa frappe puissante rase le montant des buts de Stekelenburg qui semblait battu. Rageant !

A la 82ème c’est au tour de Palmieri d’inquiéter le gardien de Monaco d’une tête plongeante, mais le portier se détend bien et capte le ballon.

Alors que nos joueurs n’avaient montré que leur vaillance depuis le début de la rencontre, en deux occasions ils ont failli prendre l’avantage le tout en six minutes.

Le jeu trop latéral des Monégasques est stérile, et M. Gauthier l’arbitre siffle la fin de la rencontre au terme des trois minutes de temps additionnel.

Les prolongations vont-elles départager les deux équipes ? Si oui en faveur de laquelle ?

La tension monte d’un cran lors de cette première mi-temps de la prolongation, Palmieri  et Dirar écopant simultanément d’un carton jaune (92ème). Dans la foulée (93ème) Ongenda adresse une belle frappe croisée, mais le ballon rase le poteau droit de Stekelenburg.

Alors que Jardim a remplacé Berbatov par Kurzawa (97ème) Ghislain Printant remplace lui Cahuzac par Romaric (99ème).

Toujours en manque de précision les Monégasques par Traoré ne trouvent pas le cadre suite à un généreux coup-franc que leur offre l’arbitre suite à une main involontaire de Romaric (102).

La deuxième mi-temps de la prolongation voit des Bastiais plus incisifs mais là aussi la précision fait défaut (110 et 112èmes).

Nouvelle chance pour Monaco avec un coup-franc à la limite de la surface bastiaise. La frappe de Moutinho passe juste au dessus de la lucarne d’Aréola. Le Sporting a eu très chaud ! (118ème).

L’arbitre « offre » une dernière occasion aux joueurs de Jardim (120ème) avec un corner. Sans succès.

C’est donc la séance de tirs au but qui va désigner le futur adversaire du PSG. C’est toujours mieux qu’un tirage au sort façon CAN…

C’est devant le parcage « visiteurs » que va se dérouler la séance. Une aubaine. Nous sommes aux premières loges, mieux placés que le Prince !

Du bonheur à l’angoisse, de l’angoisse au doute, du doute à l’espoir et de l’espoir au bonheur total, voilà le résumé de cette interminable partie de dés ! Alors que Dirar vient de rater sa frappe, c’est Squillaci qui s’élance et sans trembler bat Stekelenburg. Paradoxe Louis II explose ! Il faut dire que le Bleu semblait largement majoritaire dans les travées !

Chez les joueurs, le coach, les dirigeants et les supporters la joie est immense. Etreintes, embrassades, cris de joie, tout y passe pour laisser éclater le bonheur que représente cette qualification pour la finale de la Coupe à « Moustache » ! Le plaisir de lui ôter « sa » finale PSG-Monaco et pourquoi pas davantage est plus fort que tout à se moment là !

Difficile après cela de quitter le stade. Pourtant il le faut. Les dix heures de route qui nous attendent auront une saveur particulière. Les premiers commentaires et les images glanées ça et là nous permettent de patienter dans les embouteillages monstres qui ponctuent le chemin de vers l’autoroute. Concert de klaxon, bandere, écharpes aux fenêtres et même des accaniti juchés sur le toit d’un des vingt-trois cars qui doivent rallier Savone sont nos dernières visions de Monaco.

Retour et arrivée à Paris ce jeudi à 10 heures. Le chemin vers le Stade de France sera assurément moins long le 11 avril prochain. Si par bonheur le résultat était le même…

 

FORZA BASTIA!

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2 commentaires

  1. Inespéré ! Formidable ! Orgastique !
    L’équipe qui en voulait le plus s’est qualifiée pour la finale. Vingt ans après, nous retrouvons le PSG, mais cette fois-ci au Stade de France. Nous n’aurons pas les faveurs des pronostiques et c’est tant mieux.
    Cela dit, je ne voudrai pas jouer les esprits chagrin au lendemain de cette belle soirée, mais samedi nous attend une rencontre très importante qu’il faudra gagner. Essentiel pour le maintien.
    Mais bon Dieu, que le résultat d’hier soir est (pardon), jouissif !!!

  2. Mon ami Petru semble retrouver toute sa jeunesse grâce à cette 1/2 finale! Il faut reconnaître que cette place en finale est aussi merveilleuse qu’inattendue!

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