Trop gentils ces Rennais !

 

En programmant la rencontre Bastia-Rennes à 18h40 la LFP a fait le choix de l’argent, est-ce étonnant, plutôt que le succès populaire. Résultat moins de 5000 spectateurs garnissaient les tribunes de Furiani au moment du coup d’envoi. Nous imaginons déjà le stade Louis II aux alentours de 17 heures ce mercredi pour Monaco-Guingamp…

Pour cette deuxième rencontre en quatre jours, Ghislain Printant apporte des modifications à son « 11 » de départ.  Des changements volontaires puisque Leca et Djiku prennent respectivement les places d’Aréola et de Cioni et contraints Boudebouz malade devant renoncer à quelques heures du coup d’envoi. C’est Vincent qui est appelé pour le suppléer. Leca, Djiku, Squillaci, Modesto, Marange, Cahuzac, Gillet, Romaric, Palmieri, Vincent et Maboulou voici l’équipe bastiaise au moment où M. Turpin l’arbitre de la rencontre donne le top départ.

Pour celles et ceux qui ont encore présent à l’esprit les dernières minutes du Bastia-PSG de samedi le contraste est saisissant. Nos joueurs semblent absents et sur un coup-franc frappé par Prcic le ballon revient à Armand qui au milieu de notre défense reprend du pied gauche et ouvre la marque ! Première occasion et premier but pour des Rennais qui ne paraissent pas souffrir du contexte… (12ème Bastia 0 Rennes 1).

Maitre dans la possession du ballon ( !) nos Bleus sont toutefois inoffensifs et se sont même les visiteurs qui tentent de faire le break par Toivonen (20ème) ou sur le premier corner de la partie à la 22ème. Sans succès.

Après un ¼ d’heure soporifique nous assistons à la première occasion bastiaise de la rencontre ! Elle est signée Palmieri qui du droit, il a du s’apercevoir samedi qu’il avait deux pieds !, adresse une frappe qui cependant n’inquiète pas Costil (37ème).

Comme face au PSG, juste avant la pause le Sporting se créé une bonne occasion, mais Maboulou ne peut transformer en but le centre puissant de Palmieri (44ème).

M. Turpin met fin à cette bien pâle mi-temps qui nous laisse sur notre faim.

Les éclats de voix et les changements opérés par Ghislain Printant laissent supposer qu’il n’est pas, lui non plus, satisfait de la prestation de ses joueurs durant les 45 premières minutes.

Exit Vincent, exit Maboulou ! Cissé et Koné entrent en jeu et une nouvelle organisation est mise en place avec un milieu en losange. La volonté et le pressing font également leur apparition au retour des vestiaires et dès la 47ème minute Squillaci remet les pendules à l’heure. Palmieri bien décalé par Koné centre du droit (décidément !) pour Cissé qui reprend de volée. Costil ne peut que repousser le ballon que Squillaci pousse au fond des filets ! Vous avez dit coaching gagnant ? (47ème Bastia 1 Rennes 1).

Ce n’est plus le même Bastia qu’en première mi-temps qui est à présent sur le terrain. C’est celui qui nous a fait rêver samedi dernier face au PSG. Nos joueurs exercent un pressing de tous les instants mais ce sont les Rennais qui commettent les fautes ! Le carton jaune reçu par Konradsen pour une semelle sur Palmieri en témoigne (50ème).

Ce n’est pas la reprise de la tête de Mexer non cadrée suite à un corner (54ème) qui peut troubler les hommes de Ghislain Printant ni l’entrée de Pedro Henrique à la place de Toivonen à l’heure de jeu. Les Bastiais ont le match en main. Depuis la reprise les Rennais n’y sont pas et Konradsen suite à un deuxième carton jaune regagne même les vestiaires à la 64ème minute.

Déjà en supériorité numérique nos Bleus vont bénéficier d’un nouveau coup de pouce des Bretons, plus précisément de Danzé qui trompe son propre gardien sur un corner tiré par Palmieri ! (72ème Bastia 2 Rennes 1).

Sûrement vexé par ce retournement de situation Lenjani les deux pieds décollés tacle Gillet au milieu de terrain. Comme Montanier le coach de Rennes en avait émis le vœu dans la presse la veille de la rencontre, « l’arbitre a été au niveau » puisqu’il n’hésite pas une seconde et adresse un carton rouge direct à l’Albanais (76ème).

Tous les voyants sont au vert pour nos Bleus ! Ils mènent au score, ils jouent à 11 contre 9 et il reste moins d’1/4 d’heure de jeu.

Cissé à la 80ème et Koné à la 86ème ont l’occasion de « tuer le match » mais se précipitent au moment de conclure et Costil s’en sort bien.

Il reste une poignée de secondes lorsque Koné récupère un bon ballon de contre attaque au milieu de terrain. Il lance immédiatement Cissé démarqué dans l’axe et ce dernier s’en va d’une frappe « petit côté » tromper Costil. La messe est dite ! (90ème Bastia 3 Rennes 1).

Alors que trois minutes minimum de temps additionnel avaient été annoncées, M. Turpin n’en fait joueur que deux. Les joueurs des deux camps ne lui en voudront pas !

C’est une grosse satisfaction que cette qualification pour les ½ finale de la Coupe de la Ligue. En effet cette victoire rapproche un peu plus le Sporting du Stade de France, permet de compter d’ores et déjà sur 610.000€ de recette, et offre à Ghislain Printant et à ses joueurs un sixième match consécutif sans défaite toujours bon pour le moral.

Cependant, et le coach l’a souligné, tout n’a pas été parfait lors de cette rencontre. Certes le match face au PSG devait encore peser dans les jambes et dans les têtes, mais la première période disputée par nos joueurs a été particulièrement mièvre. Heureusement les rennais malgré une ouverture rapide du score devait penser à autre chose qu’à jouer au football…

A n’en pas douter le discours du coach à la mi-temps a du être particulièrement « clair ». C’est un Sporting métamorphosé qui est revenu sur le terrain après la pause. Même si c’est la troisième fois en autant de rencontre dans cette compétition que nos joueurs reviennent au score avant, au final, par finir par s’imposer, il serait plus judicieux d’entrer dans le match dès le coup d’envoi. Cissé ne dira pas autre chose au micro de Jean-Philippe Thibaudeau  après la rencontre. Il est bien plus facile de gérer que de devoir courir après le score…

Alors que le Sporting possédait la pire attaque de L1 avant la réception du PSG (16 buts inscrits en 19 journées de championnat) nos joueurs viennent d’en marquer sept en deux  rencontres ! C’est remarquable même si un seul l’a été par un attaquant (Cissé). Nos Bleus font avec leurs moyens et utilisent au mieux les coups de pied arrêtés.

Trois cartons jaunes pour nos Bastiais hier soir (Djiku, Cahuzac, Marange), mais malheureusement pas adressés « aux bons joueurs ». En effet Palmieri et Gillet sont sous la menace d’un troisième carton jaune synonyme de suspension automatique. Ils devront être particulièrement attentifs pour éviter le pire lors des prochaines rencontres. Jusqu’au 7 février prochain le Sporting doit encore disputer six rencontres (3 en championnat, 1 en Coupe de France, 1 en Coupe de la Ligue) et Ghislain Printant aura besoin de tous ses joueurs.

Petit à petit les départs s’enchaînent au Club. Après Rodriguez et Mokulu ceux de Pino et d’Ongenda sont plus ou moins évoqués. Au moment où nos jeunes frappent de plus en plus à la porte de l’équipe une, ces départs ne semblent pas préjudiciables… Ghislain Printant a bien insisté sur le bon travail du centre de formation bastiais depuis de nombreuses années. Il y avait sur la pelouse au coup d’envoi pas moins de six joueurs de Modesto « l’ancien » à Djiku « le gamin » issus de notre centre. Il convient d’ajouter à ces six titulaires (Leca, Modesto, Djiku, Palmieri, Cahuzac, Vincent) les remplaçants (Vincensini, Achilli, Cioni, Keita, Koné). Nous nous joignons au coach dans ses compliments.

Comme la victoire face au PSG cette victoire en Coupe de la Ligue est à savourer avec plaisir après un début de championnat particulièrement difficile. Comme celle face aux Parisiens, joueurs et supporters n’auront pourtant pas le loisir de s’éterniser sur ces deux bons résultats faute à un calendrier démentiel en ce mois de janvier. Les projecteurs tout justes éteints qu’il faut déjà penser à la prochaine journée de championnat qui conduira nos Bleus du côté de Toulouse.

Toulouse, la seule « véritable » victoire bastiaise à l’extérieur la saison passée sera-t-il le théâtre de notre septième match consécutif sans défaite ? Certains membres du Club des Supporters de Bastia à Paris qui effectueront le déplacement en seraient ravis ! Réponse samedi vers 22 heures…

 

FORZA BASTIA!

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